Les réactions aux voeux de Jacques Chirac

Publié le par SDJ 30

Vu sur le Nouvel Obs :


Voici les principales réactions aux vœux de Jacques Chirac aux Français:

A gauche

Arnaud Montebourg, député socialiste de Saône-et-Loire : "Lorsque nous écoutions Jacques Chirac, j'avais l'impression qu'il n'y avait pas de rapport entre les proclamations et les actes". "D'ailleurs, est-ce que tout cela résonne dans l'esprit des Français ? Pensez-vous que M. Chirac représente encore la France, celle qui souffre, qui n'est pas entendue, qui n'a pas, dans le système politique, de porte-parole pour se faire entendre?". "Personne n'attend rien, personne n'espère rien, et c'est bien le problème de cette espèce de dépression nerveuse française dans laquelle nous sommes tous, aujourd'hui, un peu broyés". 2006 "sera l'année du renouveau et du renouveau à gauche". Le PS "a besoin lui-même de se transformer et de proposer un projet alternatif à celui qui est en train de broyer tous les mécanismes dont nous avons hérité de l'après-guerre et qui fait des ravages dans toute l'union européenne". (RTL, lundi 2 janvier)


Jean-Marc Ayrault, président du groupe socialiste à l'Assemblée nationale : "Que restera-t-il de la présidence Chirac sinon l'accumulation des promesses jamais tenues, des discours contradictoires, d'une sorte de politique virtuelle, des discours velléitaires? Cela fait 10 ans que ça dure, plus personne n'y croit". "La plupart des mesures annoncées ne verront pas le jour avant la présidentielle". "Comment voulez-vous que les Français aient confiance. C'est le chant du cygne d'un régime finissant". Je ne vois "pas très bien comment Jacques Chirac pourrait se représenter" en 2007. (Europe 1, lundi 2 janvier)

Jack Lang, député socialiste du Pas-de-Calais, a comparé la fin du mandat de Jacques Chirac à "une dernière vague qui vient mourir sur la grève". "Nous sommes en fin de mandat, on a le sentiment d'une aventure en voie d'achèvement". "Je n'ai guère envie à ce stade de faire le procès de l'actuel responsable". "Viendra le temps où on pourra de façon objective apprécier ses apports personnels et puis en même temps ses manques". Pour 2006, l'ancien ministre a "souhaiter que cette année soit une année où les Français retrouvent confiance en eux, qu'une espérance se reconstruise". "Nous, le PS, allons y travailler". (France-Info, lundi 2 janvier)

Julien Dray, porte-parole du parti socialiste : "Le sentiment qu'il a donné, c'est qu'il essayait comme dans la fable de La Fontaine d'être le lièvre qui essaie de rattraper le temps perdu", a estimé le porte-parole du PS. "Et donc il a voulu essayer de dire 'l'année 2005 a été une mauvaise année', a-t-il ajouté, notant que "le bilan social de cette année est un très mauvais bilan, le bilan en terme de chômage, malgré les tentatives de maquiller les chiffres, le montre". Pour Julien Dray, Jacques Chirac a voulu dire "'on va essayer de faire mieux maintenant", "mais les années ont passé, les occasions ont été ratées". "Il a défendu ce soir tout ce qu'essaie de défaire le gouvernement de M. de Villepin, que ce soit en matière de politique industrielle, que ce soit en matière sociale, que ce soit en matière de lutte contre les discriminations", a-t-il insisté. (samedi 31 décembre, déclaration à la presse)

André Gerin, député-maire communiste de Vénissieux : "Franchement, j'ai trouvé son discours assez laborieux dans la mesure où cette année 2005 a sanctionné pratiquement son bilan de dix ans de président", a-t-il déclaré. "Et surtout il avait des mots tout à fait limités et superficiels pour ce qui concerne les familles populaires". "J'ai l'impression qu'on continue la même politique qu'avant, avec des mots peut-être un peu plus forts, un peu plus accentués sur les valeurs de la République, mais franchement j'ai vraiment l'impression qu'on va continuer cette politique qui est sans pitié pour les familles populaires", a-t-il conclu. (samedi 31 décembre, France-Info)

Parti communiste français, (PCF): "En guise de voeux, le président de la République nous a fait son numéro habituel à base de contre vérités et de promesses sans lendemain. Cela ne prend plus. Les Françaises et les Français ne peuvent croire que le chômage baisse et que la croissance augmente alors que tous les spécialistes et leur propre expérience leur démontrent le contraire. (...) Ce ne sont pas des voeux. Ce sont des mots creux." (samedi 31 décembre, déclaration à la presse)


Yann Wehrling, secrétaire national des Verts : "Pour la 11ème fois, les Français ont pu entendre le discours incantatoire d'un président devenu maintenant virtuel. (...) Une fois de plus, il dévalorise le discours politique, il fait des promesses inspirées au gré des sondages, mais c'est l'inverse ou autre chose qui est fait par ses gouvernements. (...) Plus personne ne le croit". (samedi 31 décembre, déclaration à la presse)

Bernard Castagnède, porte-parole de Parti radical de gauche : "République, aide à l'école, égalité des chances, réforme du financement de la protection sociale, soutien aux entreprises qui préservent l'emploi, sécurisation des parcours professionnels : le Président Chirac a tracé quelques bonnes pistes pour un programme de la gauche moderne.
Mais, l'actuelle majorité étant évidemment inapte à donner un quelconque contenu à des objectifs qui s'entendent comme autant de regrets d'être à droite, les voeux présidentiels sont donc une invitation faite aux Français d'assurer le changement politique.
La gauche se devra de répondre aux attentes que le Président n'a pu ignorer. Il lui faudra de son côté assumer le devoir de cohérence entre les projets et les actes et, pour cela, voir le monde tel qu'il est." (communiqué du dimanche 1er janvier, à Paris)

A droite

Bernard Accoyer, président du groupe UMP à l'Assemblée nationale: "Jacques Chirac a réaffirmé avec détermination la priorité de l'action gouvernementale: l'emploi. La baisse continue du chômage au cours de l'année 2005, malgré les difficultés, est un encouragement. La feuille de route fixée par Jacques Chirac est la bonne pour amplifier dans l'année qui s'ouvre ces bons résultats et garantir un haut niveau de protection sociale". (samedi 31 décembre, déclaration à la presse)


François Sauvadet, porte-parole UDF: "Les Français ont eu droit à un énième discours-programme, à une succession de déclarations d'intention déjà entendues depuis les dix ans de la présidence Chirac là où ils attendent des actes (...). Chacun sait bien que c'est une alternative politique qu'il faut proposer aux Français, différente de celle que l'UMP a proposée depuis quatre ans". (samedi 31 décembre, déclaration à la presse)

Philippe de Villiers, président du Mouvement pour la France (MPF): "On est tellement habitué aux voeux de Jacques Chirac qu'on ne retient plus grand chose de ce qu'il dit. C'est une succession d'évidences autour de ce qu'il n'a pas fait. Voilà qu'aujourd'hui il semble découvrir la mondialisation et le patriotisme. Demain comme hier rien ne suivra, ou peut-être plus précisément Jacques Chirac fera comme d'habitude, le contraire de ce qu'il dit." (samedi 31 décembre, déclaration à la presse)

Jean-Marie Le Pen, président du Front National : "Tel qu'en lui-même, le président de la République a refait son sempiternel numéro d'optimisme de commande. N'ayez pas peur, demain, il rasera gratis", a-t-il déclaré. (samedi 31 décembre, communiqué)

Les syndicats

Jean-Claude Mailly, secrétaire général de FO : "L'annonce faite par le président de la République d'une réforme des cotisations patronales revêt un intérêt. S'il s'agit par exemple de tenir compte de la valeur ajoutée sans remettre en cause le caractère de cotisation sociale, une telle annonce mérite débat. Le rappel aux valeurs républicaines dont la laïcité et le refus du communautarisme étaient nécessaires même si l'égalité des droits répond plus aux valeurs républicaines que l'égalité des chances". (samedi 31 décembre, déclaration à la presse)

Jacques Voisin, président de la CFTC : "La CFTC est satisfaite de retrouver dans les propos du président de la République trois demandes fortes concernant le financement de la protection sociale. Jacques Chirac a insisté sur le fait qu'il fallait privilégier les entreprises de main d'œuvre. Il s'agit d'ouvrir une véritable négociation pour assurer l'avenir de notre protection sociale. La CFTC se tient disposée à ouvrir ce chantier". (samedi 31 décembre, déclaration à la presse)

Valérie Pécresse et Luc Chatel, porte-parole de l'UMP : "Jacques Chirac a appelé la France à croire en elle-même en mettant en avant ses atouts que sont le patriotisme et la République et ses succès, notamment en terme d'innovation industrielle. Sur un ton convaincant et rassurant, le Président de la République a clairement dressé les priorités de son action pour l'année 2006". (samedi 31 décembre, déclaration à la presse)

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