La planète se réchauffe à un rythme «insoutenable»

Publié le par SDJ 30

 

 

 

 


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Un document rendu public lundi par le gouvernement britannique soutient que le réchauffement de la planète progresse à un rythme insoutenable.

Ainsi, l'augmentation des gaz à effet de serre dans l'atmosphère pourrait avoir des conséquences plus graves que prévu sur l'environnement et la géographie de la planète.

Selon le Centre de recherche britannique sur l'Antarctique (British Antarctic Survey), la calotte glaciaire de l'ouest du pôle Sud serait en train de se désintégrer.

Les chercheurs craignent que le niveau de la mer n'augmente de 7 mètres d'ici 1000 ans.

Le rapport « Éviter un changement climatique dangereux » regroupe les résultats de l'ensemble des travaux présentés en février 2005 à l'occasion d'une conférence sur le changement climatique, organisée à Exeter par l'office météorologique britannique.

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Actualités : Environnement qualité et pollution de l'air et réchauffement climatique en Europe en 2005

Environnement qualité et pollution de l'air et réchauffement climatique en Europe en 2005 - 29 janvier 2006 - 11:07

Environnement, qualité et pollution de l'air et réchauffement climatique en Europe. L'Agence européenne pour l'environnement (AEE) a publié un rapport fin novembre 2005 sur les changements climatiques en Europe. Pour L'Agence européenne pour l'environnement (AEE) l'Europe est « sous pression » et les changements climatiques doivent « figurer au premier rang des enjeux environnementaux. » « Les décideurs politiques, les entreprises et les particuliers doivent agir dès maintenant sur un éventail de problématiques environnementales ou en payer un prix très élevé plus tard. »

« Les quatre années les plus chaudes enregistrées ont été 1998, 2002, 2003 et 2004. Rien qu'au cours de l'été 2003, 10 % des glaciers alpins ont disparu. Au rythme actuel, d'ici 2050, les trois quarts des glaciers suisses auront fondu. L'Europe n'a pas connu de changements climatiques de cette ampleur depuis 5 000 ans, si l'on en croit un nouveau rapport de l'Agence européenne pour l'environnement (l'AEE), à Copenhague. » (Note de l’auteur : Il faut ajouter à ces mentions 2005 qui avère en fait être l’année la plus chaude).

Intitulée « The European environment - State and outlook 2005 » (L'environnement en Europe: état et perspectives 2005), cette évaluation quinquennale menée dans 31 pays donne un aperçu de l'environnement en Europe et souligne les nombreux défis à relever, dont celui du changement climatique. Parmi les autres sujets de préoccupation figurent la biodiversité, les écosystèmes marins, les ressources terrestres et aquatiques, la pollution atmosphérique et la santé publique. Pour la première fois, le rapport de l'Agence propose aussi une analyse par pays sur la base d'indicateurs de performance et permet certaines comparaisons - sont couverts: les 25 pays de l'Union européenne, la Bulgarie, l'Islande, le Liechtenstein, la Norvège, la Roumanie, la Turquie et la Suisse.


Environnement qualité et pollution de l'air et réchauffement climatique en Europe en 2005

Selon le rapport, la température moyenne en Europe a augmenté de 0,95 °C au cours du XXe siècle, ce qui représente une augmentation supérieure de 35 % à la hausse de la température moyenne de la planète, qui est de 0,7 degré. Qui plus est, la température continuera de monter. L'Union européenne a reconnu ce phénomène et s'est fixé un objectif qui est de limiter si possible cette hausse à l'échelle mondiale à 2 degrés au-dessus du niveau de l'époque pré-industrielle.

Selon la directrice exécutive de l'Agence, Jacqueline McGlade, « à défaut d'actions efficaces dans les décennies à venir, le réchauffement climatique de la planète provoquera la fonte des couches de glace dans le Nord et une désertification dans le Sud. La population du continent pourrait bien devoir converger vers les régions centrales. Même si nous limitons le réchauffement de la planète à une hausse de 2 degrés, conformément à l'objectif de l'Union européenne, nous subirons des conditions atmosphériques que les êtres humains n'ont jamais connues. Il est nécessaire de réduire bien davantage les émissions ».

Dans le même temps, selon le rapport, la législation communautaire en matière d'environnement porte ses fruits. Nous avons assaini notre eau et notre air, supprimé progressivement plusieurs substances appauvrissant la couche d'ozone et doublé le taux de recyclage des déchets. En outre, nos voitures polluent désormais moins: sans les améliorations spectaculaires apportées par les pots catalytiques ces vingt dernières années, certaines émissions auraient été dix fois supérieures à leur niveau actuel. Il a néanmoins fallu dix à vingt ans pour que ces mesures donnent des résultats. Aujourd'hui, l'effet de ces améliorations est dépassé par l'évolution des habitudes de consommation des citoyens. Les Européens vivent plus longtemps et sont plus nombreux à vivre seuls, entraînant dès lors un plus grand besoin de zones habitées. Rien qu'entre 1990 et 2000, plus de 800.000 hectares ont été urbanisés en Europe, c'est-à-dire trois fois la taille du Luxembourg. Si cette tendance se poursuit, la superficie de nos zones urbaines doublera en l'espace d'un peu plus d'un siècle. Selon le rapport, il est indispensable de gérer l'extension urbaine si nous voulons protéger nos ressources naturelles.

Nous voyageons de plus en plus et notre consommation de ressources naturelles de la planète est deux fois plus élevée que le taux moyen à l'échelle du globe. Ce sont les transports qui augmentent le plus rapidement comme contributeurs aux émissions de gaz à effet de serre; une tendance qui va se poursuivre. À titre d'exemple, le trafic aérien devrait doubler d'ici 2030. Une confirmation de notre impact en-dehors des frontières de l'Europe sur l'épuisement des ressources et la dégradation de l'environnement à l'échelle de la planète.

Plus de 70 % des Européens souhaitent que les décideurs politiques mettent les politiques environnementales, sociales et économiques sur un pied d'égalité, d'après les sondages Eurobaromètre. Pour ce faire, le rapport souligne le besoin de collaborer davantage aux niveaux européen, national et local, d'intégrer la problématique de l'environnement dans l'ensemble des secteurs tels que les transports, l'agriculture et l'énergie et d'instaurer un cadre d'action au profit des particuliers et des entreprises.

Selon Mme McGlade, « les décideurs politiques doivent prendre une vue à long terme. Nous devons passer progressivement d'une fiscalité sur le travail et les investissements à un régime d'impôts sur la pollution et l'exploitation inefficiente des matières premières et des ressources en terres. Nous avons besoin de réformer les modalités de subvention aux transports, aux logements, à l'énergie et à l'agriculture afin de subventionner les pratiques durables et les technologies efficaces ».

« Avec un système d'incitations adéquat, ces réformes engendreraient une hausse des investissements, davantage d'innovation et une meilleure compétitivité. Cela s'est déjà produit dans la pratique dans certains pays et secteurs. Sur quelques décennies, le taux élevé d'imposition des produits pétroliers en Europe et un haut niveau des normes réglementaires ont permis à nos voitures de consommer deux fois moins qu'aux États-Unis. Nous savons aussi, à l'expérience des problèmes passées ou existants, que le coût de l'inaction se répercute directement sur la vie des citoyens et sur notre environnement: entre autres exemples, l'effondrement des stocks de pêche, l'utilisation d'amiante dans les bâtiments, les pluies acides et le plomb dans l'essence. Agir maintenant, c'est s'assurer notre sécurité dans le long terme ».

L'Agence européenne pour l'environnement (AEE) a son siège à Copenhague. Son objectif est de fournir des informations opportunes, ciblées, pertinentes et fiables aux décideurs politiques et aux citoyens afin de contribuer à une amélioration considérable et mesurable de l'environnement en Europe. Dans le cadre de son mandat, l'AEE établit tous les cinq ans un rapport complet sur la situation de l'environnement en Europe. Les pays couverts par le rapport sont l'UE des 25 avec l'Autriche, la Belgique, Chypre, la République tchèque, le Danemark, l'Estonie, la Finlande, la Lettonie, la Lituanie, le Luxembourg, Malte, les Pays-Bas, la Pologne, le Portugal, la France, l'Allemagne, la Grèce, la Hongrie, l'Irlande, l'Italie, la Slovaquie, la Slovénie, l'Espagne, la Suède, le Royaume-Uni, la Bulgarie, l'Islande, le Liechtenstein, la Norvège, la Roumanie et la Turquie. Ce rapport est intitulé « The European environment - State and outlook 2005 », lequel comprend :
une évaluation intégrée de l'environnement en Europe, avec des chapitres sur :

  • l'environnement et la qualité de la vie;
  • l'occupation des terres;
  • les changements climatiques;
  • la qualité de l'air et la santé humaine;
  • les ressources en eau douce;
  • l'environnement marin et côtier;
  • les sols;
  • la biodiversité et les écosystèmes;
  • l'environnement et les secteurs économiques;
  • les perspectives d'avenir;
  • un ensemble restreint d'indicateurs de basestables, qui peuvent être utilisés pour estimer l'efficacité des politiques, notamment pour jauger les progrès dans le respect des objectifs de Kyoto. Les émissions de gaz à effet de serre en sont un exemple. Les indicateurs fournissent des informations opportunes et pertinentes sur les tendances et les progrès dans le domaine de l'environnement;
  • une analyse par pays, qui repose sur neuf des indicateurs de base. Elle effectue une comparaison des résultats au moyen d'un "tableau de bord par pays", alimenté par des informations fournies par les pays eux-mêmes.

Les analyses par pays résultent de la collaboration entre les pays et l'Agence afin de fournir des informations supplémentaires au niveau national sur les analyses via le tableau de bord. Le choix des indicateurs de ce tableau relève de la responsabilité de l'Agence et ne reflète pas nécessairement les priorités des pays. Pour faciliter la compréhension des différents enjeux au niveau national, certaines informations contenues dans ce document proviennent de sources nationales. En conséquence, il se peut qu'elles ne soient pas totalement comparables avec les statistiques établies par Eurostat, par l'Agence ou par d'autres organisations internationales.
L'Agence porte la responsabilité du résultat final.

L'objectif de l'Agence européenne pour l'environnement (AEE) vise à soutenir un développement durable et à obtenir une amélioration significative et mesurable de l'environnement en Europe en fournissant aux organismes décideurs et au grand public des informations ciblées, pertinentes et fiables. Organisme indépendant établi par l'Union européenne, l'AEE est néanmoins ouverte à chaque pays européen qui partage ses objectifs. L'Agence est opérationnelle à Copenhague depuis 1994.

L'AEE est notamment chargée de :

  • fournir à la communauté, notamment à la Commission européenne, et aux Etats membres les informations objectives, et le support technique et scientifique, nécessaires à la formulation et à la mise en oeuvre de politiques environnementales judicieuses et efficaces ;
  • établir, en coordination avec les Etats membres, et coordonner le réseau Eionet (réseau européen d'information et d'observation pour l'environnement), en assurant la collecte, le traitement et l'analyse de données ;
  • publier tous les cinq ans un rapport sur l'état, l'évolution et les perspectives de l'environnement, des rapports annuels indicateurs se concentrant sur des sujets spécifiques ainsi que des rapports d'expertise sur la qualité et la sensibilité de l'environnement et sur les pressions qu'il subit ;
  • contribuer à la surveillance des mesures environnementales et conseiller les Etats membres, à leur demande, sur le développement, la création et l'extension de leurs systèmes de surveillance des mesures environnementales ;
  • stimuler l'échange d'informations sur les meilleures technologies disponibles pour prévenir ou réduire les dommages causés à l'environnement ;
  • assurer une large diffusion d'informations environnementales fiables et comparables, notamment sur l'état de l'environnement, auprès du grand public ;
  • assister la Commission dans la diffusion d'informations sur les résultats de la recherche environnementale pertinente.

Pays membres de l'Agence :

  • les 25 pays de l'Union européenne : Allemagne, Autriche, Belgique, Chypre, Danemark, Espagne, Estonie, France, Finlande, Grèce, Hongrie, Irlande, Italie, Lettonie, Lituanie, Luxembourg, Malte, Pays-Bas, Pologne, Portugal, République Tchèque, Royaume-Uni, Slovaquie, la Slovénie, Suède ;
  • les pays candidats à l'Union européenne : Bulgarie, Roumanie, Turquie ;
  • les pays de l'EEE : Islande, Liechtenstein, Norvège.

Conformément à son mandat, l'Agence s'intéresse, dans une perspective de développement durable, à l'état actuel et futur de l'environnement dans tous ses aspects ainsi qu'aux pressions sur l'environnement exercées par des secteurs économiques divers, tel que les transports, l'énergie et l'agriculture. Son travail se base sur un cadre d'évaluation des facteurs connexes ayant une incidence sur l'environnement, connu sous le nom de DPSIR (Driving forces, Pressures, Sates, Impacts, Responses).

  • Réseau Eionet : L'Agence analyse les informations récoltées par le réseau Eionet (réseau d'experts, bases de données et systèmes d'information au niveau de chaque Etat) et les fournit sous forme de synthèses à tous les acteurs concernés : Commission européenne, Parlement européen, Conseil des ministres de l'Union européenne, Organisation de coopération et de développement économique (OCDE), Organisation des Nations unies (ONU), gouvernements des Etats membres, professionnels et grand public. Le réseau est composé de quelques 300 organismes, tels que les agences, les établissements de l'environnement et les centres de recherche publics et privés. Un rôle clé est joué par les centres thématiques européens (CTE), constitués de consortiums d'organismes apportant une expertise particulière qui sont engagés par l'Agence à accomplir son programme de travail dans des domaines précis. Pour la période 2001-2003 cinq centres thématiques ont été désignés, couvrant les domaines suivants : air et changement climatique, eau, protection de la nature et de la biodiversité, déchets et flux de matériaux, environnement terrestre.
  • Rapport DOBRIS : L'Agence est chargée de rédiger des rapports sur l'état et les perspectives de l'environnement tous les cinq ans. Suite à une demande formulée lors de la première conférence des ministres de l'environnement de tous les pays de l'Union européenne en 1991, le premier rapport a été publié en 1995 sous le nom de «L'environnement de l'Europe - L'évaluation de Dobris». Il a été réalisé par l'Agence, en collaboration avec la Commission économique pour l'Europe des Nations unies, le Programme des Nations unies pour l'environnement (PNUE), l'OCDE, le Conseil de l'Europe, l'Organisation mondiale de la santé (OMS), l'Union mondiale pour la conservation de la nature et de ses ressources (UICN), Eurostat et avec la participation des pays. Il examine la situation de l'environnement de 50 Etats européens. Le deuxième rapport « L'environnement en Europe : deuxième évaluation » a été publié en 1998 et le troisième en mai 2003. En plus de nombreux rapports ad hoc publiés chaque année sur des thèmes spécifiques, tels que l'utilisation durable de l'eau ou la dégradation des sols, l'Agence publie un rapport régulier intitulé «Signaux environnementaux» qui présente des indicateurs environnementaux clés afin de faire le point sur les progrès réalisés dans l'intégration de l'environnement dans d'autres politiques.

Vous pouvez consulter le rapport à l'adresse suivante: http://reports.eea.eu.int/state_of_environment_report_200...

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