Georges Frêche: "Je visais un homme, pas la communauté harki"

Publié le par SDJ 30

MONTPELLIER (AP) -- "Je ne visais qu'un homme, et non la communauté des harkis, que j'ai toujours soutenue et que je continuerai à soutenir", a déclaré lundi à Montpellier le président de la Région Languedoc-Roussillon Georges Frêche, dans une déclaration d'excuses lue à la presse.
Samedi, lors d'une cérémonie rendant hommage à Jacques Roseau, ancien porte-parole de la communauté pied-noir, Georges Frêche avait apostrophé publiquement Abdelkader Chebaïki, président de l'association pour la justice, l'information et la réparation des harkis (Ajir) de l'Hérault: "Les harkis ont vocation à être cocu jusqu'à la fin des temps (...) Vous n'avez rien du tout, vous êtes des sous-hommes, vous n'avez aucun honneur".
Georges Frêche a reconnu lundi "avoir été maladroit dans sa formulation (...) Je conçois que le terme de sous-hommes est blessant, je le retire. Je ne me suis insurgé que contre un seul homme, parce qu'il avait assisté samedi matin à Palavas (Hérault) à une manifestation organisée par et pour l'UMP et le FN, et qu'il venait me provoquer sur un lieu d'hommage. J'ai voulu lui rappeler qu'en 1962, les gaullistes avaient laissé les harkis à la disposition du FLN en Algérie."
"A aucun moment, je n'ai voulu tenir des propos attentatoires aux droits de l'homme", ajoute M. Frêche, également président de la communauté d'agglomération de Montpellier. "Je suis fils de militaire, j'ai le sens de l'honneur, du drapeau et de ceux qui sont tombés pour lui. Les harkis en font partie. J'ai blessé par maladresse et par excès de conviction."
Peu auparavant, Hamlaoui Mekachera, ministre délégué aux anciens combattants, s'était déclaré sur France-Info "indigné" par les propos de Georges Frêche samedi: "C'est à peine pensable. M. Frêche est un élu politique. En tant que tel, il a la responsabilité de ses concitoyens et n'a pas à les insulter, ni à les intimider."
M. Mekachera a saisi le garde des Sceaux. L'Ajir 34 d'Abdelkader Chebaïki a de son côté porté plainte dimanche pour "injures, diffamation et appel à la haine raciale". De son côté, le MRAP (Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples) étudie les suites judiciaires appropriées. AP

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LOUANCHI 03/03/2013 18:28


HARKIS LES CAMPS DE LA HONTE :


lien vers http://www.dailymotion.com/video/xl0lyn_hocine-le-combat-d-une-vie_news


En 1975, quatre hommes cagoulés et armés pénètrent dans la mairie de
Saint Laurent des arbres, dans le département du Gard. Sous la menace de tout faire sauter à la dynamite, ils obtiennent après 24 heures de négociations la dissolution du camp de harkis proche du
village. A l'époque, depuis 13 ans, ce camp de Saint Maurice l'Ardoise, ceinturé de barbelés et de miradors, accueillait 1200 harkis et leurs familles. Une discipline militaire, des conditions
hygiéniques minimales, violence et répression, 40 malades mentaux qui errent désoeuvrés et l' isolement total de la société française. Sur les quatre membres du commando anonyme des cagoulés, un
seul aujourd'hui se décide à parler.


 


35 ans après Hocine raconte comment il a risqué sa vie pour faire raser
le camp de la honte. Nous sommes retournés avec lui sur les lieux, ce 14 juillet 2011. Anne Gromaire, Jean-Claude Honnorat.


 


Sur radio-alpes.net - Audio -France-Algérie : Le combat de
ma vie (2012-03-26 17:55:13) - Ecoutez: Hocine Louanchi
joint au téléphone...émotions et voile de censure levé ! Les Accords d'Evian n'effacent pas le passé, mais l'avenir pourra apaiser les blessures. (H.Louanchi)
Interview du 26 mars 2012 sur
radio-alpes.net

Pierre K 16/02/2006 14:15

Sous-homme : c'est ainsi que les Nazis désignaient les juifs, les homosexuels et les tsiganes pendant la seconde guerre mondiale.
Mr Frèche, professeur de droit l'ignore t-il ? 
Le Parti socialiste s'honorerait à écarter ce type d'individu dont le mépris n'a d'égale que la bêtise.
Si je ne m'abuse c'est déjà dans l'Hérault que la fraude a été massive lors des vote du congrès du Mans.
Ce petit Monsieur ne respecte rien : ni la démocratie, ni les citoyens.
C'est un petit marquis fasciste qui se croit tout permis.
A bon entendeur !