Résolution SDJ 30 sur la Sécurité

Publié le par SDJ 30

Voici ci-dessous la résolution sur le thème de la sécurité que SDJ Gard a présenté au conseil national du MJS samedi 10 juin :

 
Tout d’abord, il est essentiel de rappeler que l’insécurité est étroitement liée à la précarité. Elle en découle logiquement. Les mesures doivent donc avant tout s’axer sur la résorption du chômage, de la pauvreté et des mauvaises conditions sociales au travail et au domicile

Alors que l'UMP et certains au PS instrumentalisent la lutte contre la délinquance à des fins électorales, nombreux sont les socialistes qui se laissent séduire par le « tout sécuritaire ». Or, on ne le répètera jamais assez, la lutte contre l'insécurité ne peut être efficace que si elle s'appuie sur un volet préventif et qu'elle s'attache à réduire les causes sociales de la délinquance.

 

Ensuite, afin d’avoir un écho suffisant auprès de l’opinion et de rendre nos politiques efficaces, il est essentiel de proposer des mesures concrètes et sensées, ciblées sur le thème précis de la sécurité urbaine :

 

-         Réinstauration de la police de proximité, pas seulement dans les quartiers difficiles, mais dans toutes les zones à forte densité démographique. La police de proximité permet de tisser un lien et un dialogue avec la population qui préviennent la plupart des problèmes, sans passer par la répression. Le volet préventif ainsi que le volet éducatif sont indispensables. La répression ne s’impose qu’en aval.

 

-         Réhabiliter l’image de la police auprès de la jeunesse par des initiatives du type « portes ouvertes » dans les postes de police, rencontre avec les policiers dans les quartiers pour installer un climat de confiance. Les emplois jeunes d’adjoint de sécurité et d’îlotier sont un bon vecteur ; la représentativité des jeunes et leur mise en avant dans les métiers exposés est un élément de confiance.

 

-         Imposer une fermeté en mettant fin à une impunité dont bénéficient certains mineurs récidivistes (« Je suis mineur donc je ne serai pas condamné ni inquiété par la justice »). Cela peut se traduire par  l'instauration d'une politique de sanction visant à éviter la récidive. Il est à souligner que la politique carcérale de notre pays favorise la récidive. « Le but de la prison, c'est d'en sortir, non pas d'y retourner » (DSK). Il faut donc faire évoluer notre politique judiciaire en développant les alternatives à l'enfermement. Cela concerne les petits délits et les maisons d'arrêt, évidemment pas les maisons centrales avec les grands trafiquants/criminels. Pour les mineurs, les alternatives peuvent se trouver dans l’exécution de travaux d’intérêt général et de services citoyens, dans l’accompagnement par un éducateur de tout mineur condamné.

 

-         Recréer le lien avec la république, par le retour des services publics dans les quartiers difficile, la fin des zones de non-droit et l'instauration d'un service civil obligatoire. Un service civil qui pourrait être européen (tant au regard de ses participants qu’au regard de ses actions) afin de créer des liens entre les différents citoyens de l’Union et d’intéresser chacun aux actions européennes

 

-         Soutenir financièrement et/ou matériellement les associations sportives, culturelles et sociales agissant dans les quartiers sensibles pour canaliser certaines violences, éloigner certains jeunes de ces mêmes quartiers, et accueillir ceux qui n’ont que la rue où aller.

 

-         Répartir de façon plus intelligente les forces de l’ordre et organiser leur action dans la durée. Sarkozy a échoué parce qu’il a sécurisé les centres-villes et a conduit une politique du coup de poing dans les banlieues.

 

 

Nicolas CADENE

SDJ 30

 

Julio MELO

                                                                                           SDJ 30

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