François Hollande impose au PS le "devoir de victoire" en 2007

Publié le par SDJ 30

medium_4105828910.jpgDans un excellent discours de clôture, François Hollande a raillé dimanche les "mesurettes" annoncées pour cette rentrée par le gouvernement qui "sont au pouvoir d'achat ce que sont les Apéricubes à la gastronomie".

"Le gouvernement, depuis quelques jours, multiplie les annonces. Il y aurait paraît-il un chèque transport, on l'attend depuis un an" et "une allocation universitaire de rentrée pour les étudiants, mais elle est limitée aux boursiers qui quitteraient le foyer de leurs parents pour la première et simplement la première année. Ca ne pousse pas à sortir", a ironisé le Premier secrétaire du PS.

Au nom du PS, il a donc demandé que se tienne à la rentrée une "conférence sur le pouvoir d'achat permettant la relance des négociations salariales".

 
Egalement, François Hollande appelle les présidentiables socialistes à ne pas se tromper d'adversaire et d'élection, leur imposant à tous "le devoir de victoire" pour 2007.

Son discours de clôture de l'université d'été a été suivi, au premier rang, par tous les candidats déclarés à l'investiture présidentielle, Dominique Strauss-Kahn, Laurent Fabius, Ségolène Royal et Jack Lang.

Après son discours marquant de la veille, l'ancien Premier ministre Lionel Jospin, qui n'a ni annoncé ni exclu sa propre candidature, a également écouté le premier secrétaire qu'il a dit avoir trouvé "bon, très bon".

Il a sonné la mobilisation contre le président de l'UMP Nicolas Sarkozy, candidat très probable de la majorité, qualifié de "Narcisse au pays de l'UMP".

"Il a une conception vorace de la politique, prédatrice. Il veut tout, il prend tout, il décide de tout et va même, quand les vents sont mauvais, à tourner avec eux quand il ne les encourage pas", a dénoncé le chef de l'opposition.

A quelques jours de la session parlementaire extraordinaire pendant laquelle le projet de fusion GDF-Suez doit être débattu, François Hollande a ironisé sur la position de Nicolas Sarkozy dans ce dossier.

"C'est lui ministre de l'Economie et des Finances qui avait dit: 'jamais la participation de l'Etat dans GDF ne descendra en dessous de 70%'. Et comme il rentrait de Chine, il avait dit: 'cet engagement est aussi élevé que la Muraille de Chine'. Il faut prévenir rapidement les autorités chinoises...", a-t-il plaisanté, promettant une "belle bataille politique" au Parlement.

 

Face à la droite qui a selon lui "dégradé le présent et hypothéqué l'avenir", le Parti socialiste a "le devoir de gagner", dit-il.

"Si les conditions de la victoire sont réunies, rien n'est fait (...) Tout dépend de nous-mêmes, de nous les socialistes", a-t-il insisté.

"Ecartons donc le dénigrement, la disqualification, la suspicion. Rien, je le dis bien rien, de nos débats ne doit pouvoir être utilisé par la droite le moment venu", a-t-il intimé après trois jours de bataille feutrée entre présidentiables.

"L'échéance principale n'est pas celle du 16 novembre", date du vote des militants pour désigner le candidat présidentiel du PS, a-t-il dit.

"C'est le 6 mai 2007, le vote des Français, parce qu'à la première élection, nous sommes sûrs d'une chose ... c'est un socialiste qui va gagner", a plaisanté François Hollande.

 
Nicolas Cadène. 

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