Le PS dresse un bilan très critique de la dernière législature

Publié le par SDJ 30

medium_060925202528.ycbmlv320_le-logo-du-psb.jpgLes résultats économiques, sociaux et financiers de la France "se sont dégradés" au cours de la dernière législature, a affirmé lundi le Parti socialiste, dans un document intitulé "Cinq années de perdues pour la France".

"Quand je regarde le montant de la dépense publique, le niveau de déficit par rapport à notre richesse, le poids des prélèvements obligatoires, l'endettement de notre pays, je constate que pas un chiffre n'est plus favorable aujourd'hui" qu'en juin 2002, a déclaré lors d'un point presse le député PS Didier Migaud, co-auteur du document avec Eric Besson, secrétaire national du PS à l'économie.

Les deux députés PS pointent notamment une "explosion" de la dette publique, en hausse "de plus de 10 points de PIB" entre 2001 et fin 2005, soit "2.700 euros de plus" par Français, selon leurs calculs.

Alors que le gouvernement revendique une baisse de 20% de l'impôt sur le revenu sur la législature, MM. Besson et Migaud relèvent quant à eux la hausse des prélèvements obligatoires (somme des impôts et des charges sociales), passés de 43,1% à 44% du produit intérieur brut entre 2002 et 2005.

Une progression qui représente une moyenne de "531 euros pour chaque foyer fiscal", a estimé Eric Besson.

Les deux députés critiquent au passage les "cadeaux fiscaux" du gouvernement, affirmant que "les 10% de Français les plus riches" auront bénéficié des deux tiers des baisses d'impôts sur le revenu, soit "près de 5,5 milliards" d'euros sur un total de 8,5 milliards.

Ils épinglent enfin le montant "sans précédent" des engagements financiers qui restent à financer, du plan de cohésion sociale à la réforme de l'impôt sur le revenu en passant par le plan senior. "C'est un gouvernement qui prend des tas de mesures pour ses successeurs", a ironisé Didier Migaud.

Des engagements sur lesquels le PS entend revenir. Il prévoit notamment de réduire de moitié "à la fin de la législature" les quelque 22 milliards d'allègements de cotisations sociales consentis aux entreprises, a déclaré M. Besson. Il souhaite aussi supprimer "une bonne partie des baisses d'impôts, notamment celles concernant les 10% de ménages les plus aisés", a-t-il ajouté.

Enfin le plafonnement de la taxe professionnelle, "mesure extrêmement coûteuse", pourrait lui aussi être revu, selon M. Besson.


Vous trouverez les commentaires audios d'Eric Besson et le document présenté à la presse à cette adresse Internet :

http://hebdo.parti-socialiste.fr/2006/09/25/le-parti-socialiste-fait-le-bilan-economique-du-gouvernement/#more-63


Nicolas Cadène

SDJ 30


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visiteur 11/10/2006 19:25

Le blog fonctionne-t-il ??
§
( Vu sur le site http://www.actuchomage.org )
Evolution de l'emploi en France : 2002 - 2007
L'emploi ne se limite pas au seul emploi salarié du secteur marchand (privé) des statistiques de l'emploi les plus souvent citées. La population active occupée comprend aussi les non salariés (travailleurs indépendants) et d'autres branches d'activité : agriculture, sylviculture, pêche, éducation, santé, action sociale et administration, du secteur privé ou du secteur public.
La durée effective du travail (à temps complet et à temps partiel), la proportion d'emplois à temps partiel, la répartition entre hommes et femmes, le statut des emplois (CDI, CDD, intérim, apprentissage, stages) ont aussi leur importance. Le chômage officiel (apparent) doit être comparé au chômage réel (effectif) donné par ailleurs.
En trois ans, de 2002 à 2005, l'emploi total (population active occupée) a augmenté de 221 000, mais l'emploi salarié du secteur marchand (privé) est resté stable (+ 14 525). L'emploi total a diminué de 79 000 pour les hommes et augmenté de 300 000 pour les femmes. L'emploi salarié marchand diminue beaucoup dans l'industrie (- 269 900, soit 6,6%), ce qui est inquiétant, augmente de 62 350 (4,9%) dans la construction et de 222 000 (2,2%) dans le tertiaire.
Si la durée légale du travail est de 35 heures par semaine, la durée effective du travail en 2005 est en moyenne de 39 heures pour les emplois à plein temps et 23,2 heures pour les emplois à temps partiel. Ceux-ci représentent 17,2 pour cent de l'ensemble des emplois (hommes : 5,3% - femmes : 30,8%).
L'augmentation du chômage au sens du BIT est de 321 000 (hommes : 179 000, femmes : 142 000). Le mode de calcul du nombre de chômeurs au sens du Bureau international du travail (BIT) et de l'Insee est différent de celui de l'Anpe de la catégorie 1 ou des catégories 1 à 8. Surtout, ces deux mesures officielles sont bien inférieures à celle du chômage effectif, caché par différents artifices.
Le dossier complet avec tableaux annuels (2002 - 2005) et trimestriels (décembre 2004 à mars 2006) ... près pour 2006 au complet et 2007 est à voir ici :
http://travail-chomage.site.voila.fr/emploi/evolu_e2002_2007.htm
Le document est aussi disponible en fichier texte (.doc et .rtf), en deux parties pour des raisons de mise en page (tableaux). La partie (b) sera mise à jour chaque trimestre.
> Un site bien documenté : http://travail-chomage.site.voila.fr/index2.htm
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visiteur 11/10/2006 19:21

§
( Vu sur le site http://www.actuchomage.org )
Evolution de l'emploi en France : 2002 - 2007
L'emploi ne se limite pas au seul emploi salarié du secteur marchand (privé) des statistiques de l'emploi les plus souvent citées. La population active occupée comprend aussi les non salariés (travailleurs indépendants) et d'autres branches d'activité : agriculture, sylviculture, pêche, éducation, santé, action sociale et administration, du secteur privé ou du secteur public.
La durée effective du travail (à temps complet et à temps partiel), la proportion d'emplois à temps partiel, la répartition entre hommes et femmes, le statut des emplois (CDI, CDD, intérim, apprentissage, stages) ont aussi leur importance. Le chômage officiel (apparent) doit être comparé au chômage réel (effectif) donné par ailleurs.
En trois ans, de 2002 à 2005, l'emploi total (population active occupée) a augmenté de 221 000, mais l'emploi salarié du secteur marchand (privé) est resté stable (+ 14 525). L'emploi total a diminué de 79 000 pour les hommes et augmenté de 300 000 pour les femmes. L'emploi salarié marchand diminue beaucoup dans l'industrie (- 269 900, soit 6,6%), ce qui est inquiétant, augmente de 62 350 (4,9%) dans la construction et de 222 000 (2,2%) dans le tertiaire.
Si la durée légale du travail est de 35 heures par semaine, la durée effective du travail en 2005 est en moyenne de 39 heures pour les emplois à plein temps et 23,2 heures pour les emplois à temps partiel. Ceux-ci représentent 17,2 pour cent de l'ensemble des emplois (hommes : 5,3% - femmes : 30,8%).
L'augmentation du chômage au sens du BIT est de 321 000 (hommes : 179 000, femmes : 142 000). Le mode de calcul du nombre de chômeurs au sens du Bureau international du travail (BIT) et de l'Insee est différent de celui de l'Anpe de la catégorie 1 ou des catégories 1 à 8. Surtout, ces deux mesures officielles sont bien inférieures à celle du chômage effectif, caché par différents artifices.
Le dossier complet avec tableaux annuels (2002 - 2005) et trimestriels (décembre 2004 à mars 2006) ... près pour 2006 au complet et 2007 est à voir ici :
http://travail-chomage.site.voila.fr/emploi/evolu_e2002_2007.htm
Le document est aussi disponible en fichier texte (.doc et .rtf), en deux parties pour des raisons de mise en page (tableaux). La partie (b) sera mise à jour chaque trimestre.
> Un site bien documenté : http://travail-chomage.site.voila.fr/index2.htm
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