Les rivaux de Ségolène Royal exigent des "règles du jeu claires"

Publié le par SDJ 30

medium_2533378556.jpgLes partisans de Laurent Fabius et de Dominique Strauss-Kahn entendent faire adopter mardi des règles "claires et transparentes" garantissant l'égalité de traitement entre "présidentiables" pendant la campagne pour l'investiture.

Collège électoral, organisation des futurs débats, utilisation des moyens du PS: tous les sujets qui fâchent doivent être abordés lors d'une réunion des représentants des candidats à la candidature, dans la matinée, au siège du PS.

Ouvertement mis en cause par les "Fabiusiens", qui l'accusent de vouloir favoriser sa compagne, Ségolène Royal, François Hollande, doit présider en fin d'après-midi le Bureau national.

Le premier secrétaire a promis lors de la précédente réunion de l'instance qu'une "charte d'organisation de la campagne interne" serait étudiée.

Mardi dernier, les proches de Lionel Jospin, Laurent Fabius et Dominique Strauss-Kahn ont réclamé d'une seule voix l'organisation de grands débats régionaux dans les fédérations. L'idée serait de se baser sur le découpage territorial des élections européennes.

Pour Christophe Borgel, proche de Dominique Strauss-Kahn, "on sent une tentation pour que le débat n'ait pas vraiment lieu". Le Parti socialiste doit veiller à ne pas "se faire imposer son vote de l'extérieur", s'alarme-t-il.

FICHIERS D'ADHERENTS

Pour que la compétition interne soit "loyale", les "Strauss-Kahniens" veulent des assurances sur l'accès aux fichiers d'adhérents du PS, l'envoi des professions de foi des candidats et la présence de tous les candidats aux futurs débats régionaux. "On avance vers des modalités acceptables", souligne Christophe Borgel.

"La règle du jeu doit être fixée demain et pour tout le monde", renchérit Claude Bartolone, qui met en garde contre toute tentation de "jouer la montre" ou de "s'entendre sur un machin qui ne voudra rien dire".

Les Fabiusiens attaqueront mardi matin sur trois axes: organisation de six débats (trois "de type Lens", où s'est déroulé le premier "grand oral" des "présidentiables" il y a dix jours, et trois télévisés), équité des moyens impartis par le PS à tous les candidats et connaître "assez rapidement" les listes de militants autorisés à prendre part au vote du 16 novembre.

Cette question ne devrait cependant pas être réglée avant la mi-octobre. Le PS a enregistré un afflux massif de nouveaux adhérents au printemps, attirés par le droit de participer à la primaire présidentielle s'ils justifiaient de six mois d'ancienneté dans les rangs du parti.

Craignant un "forcing" lors du scrutin, les Fabiusiens exigent que tout nouveau militant, venu à la faveur d'une campagne d'adhésion sur internet au printemps, soit "présenté" à section du PS en bonne et due forme pour avoir le droit de voter.

Le "bureau national" des adhésions doit examiner et entériner les listes électorales du 4 au 14 octobre

Publié dans Actualité

Commenter cet article