François Hollande fustige Nicolas Sarkozy, ministre à "temps partiel"

Publié le par SDJ 30

medium_m-Hollande.jpgNicolas Sarkozy est un "ministre à temps partiel", a critiqué dimanche François Hollande, accusant le ministre de l'Intérieur et le gouvernement de ne pas avoir tenu les promesses un an après la crise dans les banlieues.

"C'est un ministre de la promesse, de la gesticulation. Pourquoi donc? Parce qu'il n'a pas le temps d'être ministre de l'Intérieur. Comment on peut être à la fois président de l'UMP, numéro deux du gouvernement, en campagne permanente (...) et en même temps à son ministère?" [ajoutons qu'il est également Président du département des Hauts-de-Seine], s'est interrogé le premier secrétaire du Parti socialiste sur Radio J. "On a un ministre de l'Intérieur à temps partiel, par éclipse. Il parle, mais il agit peu, il agit mal".

Pour François Hollande, Nicolas Sarkozy "confond le ministère de l'Intérieur avec un QG électoral". Le numéro un du PS a dénoncé "cette confusion des genres, cette confusion des moyens, cette confusion des lieux".

"Maintenant il est imité par Michèle Alliot-Marie qui se déplace à l'étranger pour parler de sa propre candidature", a-t-il ajouté avant de demander "au président de la République de mettre son gouvernement au travail" et d'éviter "de donner des moyens à ses ministres pour faire une campagne qui doit être organisée par les partis et non pas par les moyens de l'Etat".

Déplorant l'attaque d'un autobus incendié par des jeunes samedi soir à Marseille, dans laquelle une jeune femme a été très gravement brûlé, le patron du PS a estimé qu'un an après la crise dans les banlieues, même s'il ne s'agit pas de "phénomènes comparables", "on sent que la violence s'est installée, structurée, intensifiée".

Il a expliqué ce phénomène par des "causes sociales" mais aussi "politiques". "Tout ce qui avait été promis depuis un an n'a pas été tenu et il ne reste que des discours sécuritaires qui marquent aujourd'hui leurs limites", a jugé François Hollande.

"Quand (Nicolas Sarkozy) a enlevé des effectifs de police dans certains quartiers, quand il a cassé la police de proximité, lorsqu'il a lui-même provoqué verbalement un certain nombre de jeunes, oui, il a créé une situation de tension", a-t-il encore affirmé, estimant que le ministre de l'Intérieur ne pouvait plus aujourd'hui "s'en sortir, en annonçant un nouveau projet de loi" comme après l'agression d'un policier à Epinay.

"On a moins besoin de loi que d'application de la loi, moins besoin d'effets d'annonce que de promesses tenues, moins besoin d'un ministre de l'Intérieur qui gesticule que d'un ministre de l'Intérieur qui agit", a martelé le chef du PS.

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