Fin de la campagne interne au PS dans le calme et sans KO

Publié le par SDJ 30

medium_061110064333.trbbel6q0_dominique-strauss-kahn--g---laurent-fabius--c--et-b.jpgA une semaine du vote des militants socialistes, Laurent Fabius, Dominique Strauss-Kahn et Ségolène Royal ont défendu jeudi soir une ultime fois sur la même estrade leur candidature à l'investiture présidentielle.

Loin des sifflets et des huées du Zénith, leur dernier meeting commun, dans la banlieue de Toulouse, s'est déroulé dans le calme, grâce à des consignes drastiques frisant parfois l'excès.

Concluant deux heures de discours, François Hollande a appelé les militants à voter "massivement le 16 et le 23 novembre si nécessaire".

"Notre candidat sera porté par la force de ce vote, par l'ampleur de la mobilisation", a assuré le premier secrétaire du PS dont c'était la première apparition officielle depuis le début de la campagne officielle. "Ce que je veux croire, c'est que le successeur de François Mitterrand était là ce soir".

Devant 4.000 personnes, réparties entre la salle Diagora et une tente dressée à l'entrée, les trois candidats ont répété leurs professions de foi, désormais rôdées après cinq semaines de campagne interne.

Ségolène Royal, toujours en tête dans les sondages, s'est cependant gardée de citer les slogans qui ont fait le succès de sa campagne. Les militants de Midi-Pyrénées n'ont entendu ni "désir d'avenir", ni "ordre juste", ni "République du respect".

"Désormais tout dépend de vous. Nous avons le devoir de ne pas manquer ce grand rendez vous de 2007", a lancé la présidente de la région Poitou-Charentes.

Dominique Strauss-Kahn et Laurent Fabius, regonflés par le léger effritement de la favorite dans les sondages, croie nt à un deuxième tour.

Dans la dernière ligne droite, ils convoitent les voix des Jospinistes, sans candidat fixe depuis que l'ancien Premier ministre a renoncé à briguer l'investiture fin septembre.

Jeudi soir, ses deux anciens ministres de l'Economie lui ont rendu un hommage appuyé, élevant le chef de la gauche plurielle au rang des figures historiques du socialisme, près de Jaurès, Blum et Mitterrand.

A quelques kilomètres des chaînes de montage de l'avionneur à Blagnac, tous deux ont également choisi d'évoquer, sur un ton résolument à gauche, le sort d'Airbus, et après l'annulation de plusieurs commandes de son gros porteur A380.

"La vérité, c'est que les salariés comme les sous-traitants n'ont aucune raison de pâtir d'une stratégie fondée sur la maximisation des stock-options", a estimé Dominique Strauss-Kahn, rappelant qu'il avait "présidé à la naissance d'EADS".

Pour Laurent Fabius, il faudrait que les "précédents dirigeants d'EADS et Airbus aient la décence d'annuler eux mêmes les profits scandaleux qu'ils ont faits alors qu'ils ont mené l'entreprise aux difficultés que l'on sait".

Le temps de parole des trois candidats et même la durée des applaudissements qui leur étaient destinés étaient strictement chronométrés par des assesseurs installés au premier rang de la salle aux formes de grand hangar blanc.

Une feuille de route dont seule Ségolène Royal a tenté de s'affranchir, continuant à parler pendant plusieurs minutes alors qu'on lui demandait avec insistance de conclure.

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Camille 12/11/2006 14:35

Une information qui devrait servir dans les prochains débats électoraux.
" Pour une durée légale du travail de 35 heures par semaine en France, la durée effective moyenne est de 39 heures pour les emplois à temps plein et de 36,3 heures pour l'ensemble des emplois (temps plein + temps partiel). Par comparaison, ces durées sont inférieures en Grande-Bretagne : 37,2 heures pour les emplois à temps complet et 31,7 heures pour l'ensemble des emplois. Elles sont aussi inférieures aux Etats-Unis et dans plusieurs pays en Europe. "
Une étude détaillée, avec sources statistiques nationales précises, à voir ici http://travail-chomage.site.voila.fr/emploi/duree_travail.htm
ou à imprimer http://travail-chomage.site.voila.fr/emploi/duree_travail.doc
(On trouve un résumé à cette adresse : http://www.actuchomage.org/modules.php?op=modload&name=News&file=article&sid=2253 )
 
 

Jeanne 11/11/2006 19:48

C'est risqué de raisonner ainsi !

Si DSK est le meilleur, il faut voter pour lui !

Car on ne peut pas parier sur l'avenir en se disant qu'il aura un poste dans un gouvernement de Royal !

Ensuite, il est certain que DSK est plus fort que Royal dans une confrontation avec Sarkozy.

La preuve, ce dernier ne veut plus débattre avec DSK, par crainte !

jiròni 11/11/2006 12:54

Je pense que DSK est un bon orateur, un brillant économiste mais pour moi, nous aurons beaucoup de mal à le vendre à la "gauche d'en bas". J'espère qu'il aura un poste ministériel dans un éventuel gouvernement de ségolène.
Pour moi, ségolène, si elle n'a pas les mêmes compétences théoriques économiques, a l'avantage de représenter l'espoir pour une gauche populaire qui a le sentiment qu'on ne l'écoute plus.
De toute façon, le candidat désigné devra composer avec un gouvernement et une assemblée nationale pour mener à bien le projet socialiste. Voila pourquoi j'espère qu'après le vote, nous nous mettrons tous en rang contre Sarkozy afin de proposer une alternative à la politique menée depuis 2002.

jpb 10/11/2006 13:12

Avoir l'esprit critique est une qualité, et avaler n'importe quoi est un défaut. Voir le dernier post sur mon blog. L'illusion ne peut durer qu'un temps.