DSK et Fabius beaux joueurs, le reste de la gauche peu enthousiaste

Publié le par SDJ 30

medium_061116192848.ppxdnna52_les-candidats-socialistes---l-investiture-presidenb.jpgLes concurrents malheureux de Ségolène Royal dans la primaire socialiste se sont montrés plutôt beaux joueurs après la victoire de la députée des Deux-Sèvres, appelant au rassemblement pour 2007, mais les autres partis de gauche ont manifesté peu d'enthousiasme.

L'UMP a, quant à elle, tiré une leçon à usage interne : "Il est grand temps d'engager la procédure du choix de notre candidat", a commenté Valérie Pécresse, porte-parole du parti de Nicolas Sarkozy.

Dans les camps des perdants, Dominique Strauss-Kahn, qui a téléphoné à Ségolène Royal, a assuré que "tout le monde serait derrière" elle pour 2007.

Il a toutefois souligné que son score (20,83%) constituait "une force dans le PS avec laquelle il faudra compter demain". L'autre battu, Laurent Fabius (18,54%), a félicité Mme Royal et déclaré qu'il lui revenait "d'assurer le rassemblement" des socialistes, lui-même s'y disant "prêt".

medium_061116194244.543log6z2_segol-ne-royal-vote--le-16-novembre-2006---melle--b.jpgFrançois Hollande, premier secrétaire du PS, et les partisans de Mme Royal ont souligné que cette désignation constituait une victoire pour tout le parti et que chacun aurait sa place dans la future campagne.

"Ce sont tous les socialistes qui ont gagné (...) Une autre étape s'ouvre, celle de la dynamique de victoire", a déclaré M. Hollande.
Julien Dray, porte-parole du PS, a promis que "tout le monde allait compter" dans la campagne et que "personne ne serait exclu".
Pour Jean-Louis Bianco, l'un des porte-parole de Mme Royal, il n'y a "pas de doute sur le rassemblement de tous les socialistes".

Partisane d'une candidature Jospin, Martine Aubry, qui avait indiqué qu'elle ne voterait pas pour Mme Royal, a souligné que "le temps des débats internes (était) clos". Autre proche de Lionel Jospin, Bertrand Delanoë a reconnu que le score de Mme Royal était "source de légitimité et de force".

Seule voix discordante au PS, celle du fabiusien Jean-Luc Mélenchon qui s'est dit "très déçu" et a exprimé sa "consternation" au point de "se demander ce qu'(il) va faire".
medium_061117002808.ycic9unn0_dominique-strauss-kahn-lors-d-un-meeting---montpelb.jpgLe sénateur de l'Essonne a indiqué compter sur les collectifs anti-libéraux pour éviter une gauche "déséquilibrée".
Jean-Louis Bianco a balayé cet argument en faisant valoir que Ségolène Royal était "plus forte que tous les autres candidats socialistes dans les milieux populaires".

Chez les partenaires du PS, Marie-George Buffet (PCF), a averti que "la gauche ne peut pas se permettre de décevoir de nouveau". Dans un communiqué, le PCF a évoqué "une orientation politique préoccupante du PS".

Seul le PRG, qui a passé un accord avec le PS pour ne pas présenter de candidat à la présidentielle, a jugé que Mme Royal était bien placée "pour créer une dynamique d'espérance".

A la LCR, Olivier Besancenot a dit redouter "la gueule de bois à gauche, y compris chez les militants socialistes".

A droite, Patrick Devedjian, conseiller du président de l'UMP, a analysé le succès de Mme Royal comme un "glissement global de la société française vers la droite", tandis que Dominique Paillé (UMP, sarkozyste) a souligné qu'affronter une femme constituerait pour l'UMP et Nicolas Sarkozy "un problème à résoudre".

medium_061115224749.yd9bxy3s0_le-candidat---l-investiture-ps-pour-la-presidentieb.2.jpgJean-Pierre Raffarin, élu comme Mme Royal de la région Poitou-Charentes, a estimé qu'en la choisissant, le PS prenait "des risques". "C'était la plus nature, pas la plus sécure", a-t-il affirmé.

Quant au Mouvement pour la France (MPF) PF de Philippe de Villiers, il a qualifié Mme Royal de "Barbie au pays des soviets" qui "cache un projet véritablement socialiste".

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