Seule l'UMP a voté le projet de budget 2007

Publié le par SDJ 30

medium_Assemblee_nationale.jpgLes députés ont adopté mardi par 356 voix contre 189 l'ensemble du projet de loi de finances (PLF) pour 2007 que les sénateurs examinent à leur tour dès mercredi.

Seul le groupe UMP, qui dispose de la majorité absolue, a voté pour. Les groupes PS, PCR mais aussi UDF ont voté contre.

Les députés avaient achevé dans la nuit de vendredi à samedi derniers l'examen de la seconde partie du budget, celle des dépenses. Le 24 octobre, ils avaient adopté la première partie, celle des recettes, par 348 voix (UMP) contre 189 (PS, PCR et UDF).

A l'issue de l'examen de la seconde partie du budget, le déficit s'établit à 41,680 milliards d'euros. Il était de 41,647 milliards d'euros dans le texte initial et de 41,678 milliards à l'issue de l'examen de la partie recettes.

"Nous avons eu à coeur de faire bouger les lignes et de veiller scrupuleusement à être en cohérence avec les valeurs qui sont les nôtres, celle de la bonne gestion, de l'esprit de responsabilité et surtout de l'efficacité publique", a dit Jean-François Copé, ministre délégué au Budget.

"C'est un budget qui confirme, accentue la politique conduite depuis 2002 et qui est à la fois ultralibérale, injuste et inefficace et qui accentue profondément les inégalités", a dit Didier Migaud (PS).

"Nous votons contre ce budget qui creuse les inégalités et qui, pour tenter de faire oublier les cadeaux aux riches, tente d'opposer entre elles les différentes catégories sociales que votre politique pénalise", a dit Jean-Claude Sandrier (PCR).


"Fidèle aux engagements pris devant les électeurs en 2002 de réduire les dépenses, les déficits, la pression fiscale et sociale et l'endettement public, le groupe UDF vote contre ce projet de loi de finances", a confirmé Charles de Courson.

"Nous votons volontiers ce budget. C'est un budget de confiance, c'est un budget prudent", a dit Hervé Mariton (UMP).

Avant d'achever l'examen de la partie dépenses, l'Assemblée avait adopté plusieurs articles dits "non rattachés" comme celui prévoit la création d'une taxe -dite"taxe Emmaüs"- du nom de l'ONG, frappant les professionnels du textile afin de développer la filière de recyclage des textiles usagers et par là créer des emplois.

Parmi les diverses mesures qui ont été adoptées dans le cadre de la partie dépenses, l'une aligne les pensions des anciens combattants des anciennes "colonies" sur celles de leurs frères d'armes métropolitains.

De même, un amendement de Louis Giscard d'Estaing (UMP) a été retenu qui réduit de 600 000 euros les crédits 2007 à l'Ecole nationale d'administration afin, est-il affirmé, "d'inciter" l'ENA "à une meilleure gestion des deniers publics".

Ce PLF prévoit une croissance des dépenses de l'Etat inférieure d'un point à l'inflation et la suppression de 15 000 postes de fonctionnaires en 2007. Il revalorise à peine (500 millions d'euros) la prime pour l'emploi (PPE), met en oeuvre la réforme du barème de l'impôt sur le revenu votée en 2005 et fait de nouveaux "cadeaux fiscaux" (3,9 milliards d'euros).

Outre qu'il propose, à propos de l'impôt sur le revenu, de réduire de 8% le montant des acomptes provisionnels dus au 15 février et au 15 mai ainsi que les prélèvements mensuels, ces minorations étant plafonnées à 300 euros, le PLF fixe à 5 euros la taxe sur les flippers, baby-foots et les billards.

Le projet de loi de finances pour 2007 doit être impérativement adopté de façon définitive par le Parlement avant le 21 décembre, date à partir de laquelle les députés et sénateurs observeront une pause de deux semaines à l'occasion des fêtes de fin d'année.

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