Le "pack" socialiste fait bloc derrière Ségolène Royal

Publié le par SDJ 30

medium_3502207785.jpgSégolène Royal a défendu mercredi son concept de campagne présidentielle "décentralisée" et "participative", François Hollande assurant à nouveau que le Parti socialiste dans "toutes ses sensibilités" serait au coeur de la bataille pour 2007.

Lors de la première sortie officielle de la candidate présidentielle, au congrès des maires de France, tous ont insisté sur le "rassemblement" en train de s'opérer au Parti socialiste après six semaines de campagne interne pour l'investiture parfois houleuses.

Dernière illustration du "pack" socialiste retrouvé, après Dominique Strauss-Kahn et Laurent Fabius, Lionel Jospin, grand pourfendeur de la démocratie participative, s'est rangé mercredi derrière la présidente de Poitou-Charentes.

"On a eu un débat de deux mois. Maintenant c'est fait, on va pas passer le réveillon dessus", explique Bernard Poignant, ami et partisan de Lionel Jospin puis de DSK durant la campagne interne. "Comme je le rappelle souvent, le 6 mai 2007, c'est le jour de la Sainte Prudence, donc il vaut mieux appliquer la règle du rassemblement", ajoute le député européen.

"Le rassemblement, c'est la clé du code génétique du Parti socialiste", ajoute le conseiller de l'un des anciens "rivaux" de Ségolène Royal. Lors du congrès d'investiture, dimanche à Paris, le PS devrait donc offrir une image "rassemblée et dynamique", assure-t-il.

Laurent Fabius et Dominique Strauss-Kahn devraient y apparaître mais l'hypothèse un temps évoquée d'un discours à la tribune n'a plus cours.

En revanche, en plus des discours attendus de Ségolène Royal et du premier secrétaire, Bertrand Delanoë, hôte du rendez-vous, devrait prendre la parole de même que le président du Parti radical de gauche, Jean-Michel Baylet, qui a accepté de ne pas présenter de candidat présidentiel contre la promesse d'un accord électoral pour les législatives.

"Aujourd'hui, si tous les socialistes sont rassemblés c'est une force extraordinaire", s'est donc félicitée la candidate après avoir donné leur feuille de route aux élus et maires socialistes réunis pour un déjeuner Porte de Versailles à Paris.

Elle n'entend pas lever le voile sur son état-major avant la semaine prochaine. Son équipe ne devrait cependant pas ressembler à un gouvernement d'union nationale mais aura plutôt le visage d'une "petite équipe commando" loin des "manoeuvres d'appareil", explique un fin connaisseur des arcanes socialistes.

Devant les caméras, Ségolène Royal, qui s'est lancée dans une campagne en deux temps, commençant par une "phase d'écoute" jusqu'à la fin janvier, a balayé d'un revers de main les critiques sur sa campagne régionalisée.

L'heure est aux "forums participatifs, dans les réunions qui vont se déployer sur l'ensemble du territoire national et sur le site Désirs d'avenir", a-t-elle expliqué. "Il faut un message national et en même temps être au plus près des territoires pour que les citoyens se saisissent des débats".

De plus, dans la tête de la candidate, la répartition des rôles est extrêmement claire : à elle le dialogue avec les Français et aux dirigeants socialistes, au premier rang desquels son compagnon, François Hollande, la cuisine électorale.

"J'ai assez à faire avec la mission qui vient de m'être confiée (...) Ce chantier là est déjà considérable, je m'y consacre toute entière et les autres questions vous les poserez aux responsables qui en ont la charge", a-t-elle répondu à une question sur les parrainages présidentiels.

Le premier secrétaire, maître d'oeuvre de la "synthèse" des courants internes lors du congrès du Mans en 2005, s'est donc présenté comme le rabibocheur.

"Dans le Parti socialiste, pour ce qui est de ma responsabilité, j'associerai toutes les sensibilités, toutes les personnalités (...) Ce sera ma mission de premier secrétaire", a-t-il assuré devant les caméras. "Il faut savoir rassembler, tendre la main et éviter demain les coups de pied".

Ségolène Royal tend-elle suffisamment la main? "Nous verrons bien", a ajouté François Hollande après un chassé-croisé avec Ségolène Royal devant les caméras.

Il a cependant plaidé à l'unisson avec sa candidate une campagne "au plus près des Français avec les élus", rappelant le précédent malheureux de la campagne de Lionel Jospin en 2002, loin du PS.

 

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Jiròni 26/11/2006 22:12

bonsoir,
J'epsère que tous les militants se rangeront dérrière ségolène pour la présidentielle et  dérrière le PS pour les législatives.
En effet, je tremble quand je lis sur des forums (je ne sais pas si c représentatif) des partisans de DSK ou Fabius vouer une quasi haine à notre candidate et annoncer qu'ils ne voteront pas pour elle (au risque de faire passer sarko!)
Je suis effrayé par ceux qui voudraient jouer la politique du pire par amertume ou rancoeur ...
 
 

John 26/11/2006 11:32

A propos de Ségolène, j'ai trouvé une analyse assez pertinente qui compare point par point ce que l'on sait déjà des programmes de Nicolas Sarkozy et de Ségolène Royal.On peut y voir ce qui les rapproche et ce qui les différencie radicalement. C'est plutôt intéressant, ça se passe là : http://ulfablabla.free.fr/