Ségolène Royal au Liban : François Rebsamen juge les polémiques "consternantes et dérisoires"

Publié le par SDJ 30

medium_SGE.QCL10.281106172938.photo00.jpgFrançois Rebsamen, co-directeur de l'équipe de campagne de Ségolène Royal, a estimé dimanche que les polémiques autour du voyage au Liban de la candidate socialiste à l'élection présidentielle étaient "consternantes et dérisoires".

"Toutes les petites polémiques franco-françaises (...) ne sont pas à la hauteur des enjeux de cette région, de la tragédie que vivent les gens", a affirmé le numéro deux du Parti socialiste, qui était l'invité du Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI. Ces polémiques "sont consternantes et dérisoires et je n'ai pas d'autres commentaires à faire", a-t-il dit. "Chacun jugera qui est crédible et qui ne l'est pas."

Ségolène Royal a fait l'objet de critiques en France pour n'avoir pas immédiatement réagi aux propos tenus devant elle par un député du Hezbollah comparant implicitement l'occupation passée du Liban par Israël au "nazisme qui a occupé la France", propos qu'elle a affirmé ne pas avoir "entendus", comme l'Ambassadeur de France au Liban, peut-être suite à une traduction incomplète.

François Rebsamen a souligné pour sa part que son déplacement était "courageux et nécessaire" et que "la presse de cette région est en train de saluer ce voyage comme un grand succès". "Il faut écouter et tenter de renouer les fils du dialogue", a-t-il ajouté, en précisant qu'"aucun responsable d'un pays démocratique ne peut se désintéresser de la situation dans cette région du monde".

Concernant les prochaines visites de Ségolène Royal à l'étranger, il a confié qu'"il y aura peut-être les Etats-Unis", mais que "c'est elle qui décidera".

Interrogé sur sa désignation comme co-directeur de l'équipe de campagne de la candidate socialiste à l'élection présidentielle, il a affirmé que c'était "un beau défi à relever". "J'avais envie d'y prendre ma part", a-t-il souligné. Mais il a écarté l'idée d'un intérêt personnel pour une fonction ministérielle en cas de victoire de Ségolène Royal à l'élection présidentielle. "Je n'ai qu'une ambition, c'est d'être réélu maire de Dijon", a-t-il affirmé.

Il a assuré par ailleurs que "l'information circulera" entre lui et l'autre directeur de campagne, l'ancien secrétaire général de l'Elysée Jean-Louis Bianco, présent au Liban avec Ségolène Royal.

S'agissant du partage des rôles entre eux, il a seulement affirmé : "je m'occuperai beaucoup de la mobilisation du Parti socialiste."

Il a également annoncé que la campagne d'adhésion au PS allait reprendre, et il a souhaité franchir "la barre des 300 000 adhérents prochainement", en rappelant qu'il y en avait 220.000 le 1er juin dernier.

Interrogé sur le président de l'UMP, adversaire probable de Ségolène Royal à l'élection présidentielle, M. Rebsamen a estimé "qu'il y a une confusion volontaire de la part de Nicolas Sarkozy de ne pas vouloir assumer son bilan (...) et d'essayer à travers des mots (...) de faire croire qu'il fera complètement autre chose demain".

 

Nicolas Cadène 

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