Chevènement rallie Royal et retire sa candidature

Publié le par SDJ 30

medium_20060509.OBS9438.jpgJean-Pierre Chevènement a annoncé dimanche son ralliement à la candidate socialiste Ségolène Royal et le retrait de sa candidature à la présidentielle, à la suite d'un accord électoral et politique avec le PS.

"Personne ne me forçait à être candidat. Personne ne me force à retirer ma candidature. Je le fais en pleine conscience pour ouvrir la voie à un dynamisme positif au premier tour" de la présidentielle, a déclaré le président d'honneur du Mouvement Républicain et Citoyen (MRC), devant la convention nationale de son parti réunie à Paris.

"C'est en toute conscience que j'avais pris ma décision de me porter candidat et c'est en toute conscience que j'ai décidé de retirer ma candidature au profit de Ségolène Royal", a-t-il ajouté.

Mme Royal est entrée dans la salle de la convention à cet instant du discours.

"Le bien commun est très clair, il s'agit aujourd'hui du vote pour Ségolène Royal, que je vous demande d'applaudir", a alors lancé M. Chevènement, en invitant la candidate socialiste, accueillie par une ovation, à monter sur scène à ses côtés.

"Ce n'est pas une union factice mais une alliance au long cours, de mouvement à mouvement, de personne à personne", a répondu Mme Royal.

"C'est un moment très important pour l'histoire de la gauche. C'est la réconciliation entre la gauche du oui et la gauche du non (au référendum européen de 2005) mais pas une réconciliation artificielle", a-t-elle estimé.

Elle a également évoqué "la joie qui a été la (sienne) de participer à un gouvernement avec Jean-Pierre Chevènement. Nous étions en phase, nous n'avons jamais cessé de l'être".

Plus tôt dimanche, les délégués de la convention avaient voté à 84% en faveur du soutien à Ségolène Royal et d'un accord électoral réservant au MRC dix circonscriptions pour les législatives, dont notamment l'ancienne de M. Chevènement dans le Territoire de Belfort, passée au PS.

M. Chevènement s'était présenté à la présidentielle en 2002, obtenant 5,3% des voix et sa candidature avait été alors dénoncée par le PS comme l'un des facteurs de l'élimination de Lionel Jospin.

Le PS avait déjà conclu en octobre un accord pour les législatives avec le Parti des radicaux de gauche (PRG), dont la candidate Christiane Taubira avait obtenu 2,3% en 2002. Le PS a réservé 36 circonscriptions au PRG.

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