Hallyday : Royal raille les "amis" de Sarkozy "qui se sauvent en Suisse"

Publié le par SDJ 30

medium_898029_royal_20365.jpgSégolène Royal a décoché samedi une flèche à Nicolas Sarkozy en raillant légitimement ceux dont "les amis se sauvent en Suisse pour payer leurs impôts", après la décision de Johnny Hallyday, soutien affiché du président de l'UMP, de s'expatrier en Suisse...

Il faut "éviter d'avoir des amis que se sauvent en Suisse pour payer leurs impôts", a ironisé la candidate socialiste lors d'un séminaire d'organisation de la campagne présidentielle du PS au CNIT de La Défense, dans les Hauts-de-Seine. "Ce n'est pas un exemple à suivre, et j'espère que dans les soutiens qui seront les miens je n'aurai pas de contre-exemple comme cela", a-t-elle moqué.

Ségolène Royal a suggéré à la star de "réfléchir et revenir en France" pour "y payer ses impôts". "C'est la solidarité nationale", a-t-elle sermonné. "Quand on a beaucoup beaucoup d'argent, comme les grands artistes, on doit montrer l'exemple et payer ses impôts en France, dans le pays qui vous accueille et qui a fait votre succès".

"Je crois beaucoup à la politique par l'exemple, je crois qu'il faut payer nos impôts, c'est un acte citoyen", a-t-elle poursuivi. "Il y a tellement de pauvres en France, on a besoin de solidarité".

medium_johnny-hallyday_140303_photo2.jpgJohnny Hallyday, encarté à l'UMP, s'était affiché au côté de Nicolas Sarkozy le 3 septembre lors de l'université d'été du parti majoritaire à Marseille.

Vendredi, le ministre de l'Intérieur et probable rival de Ségolène Royal pour l'Elysée a justifié la décision de l'ex-idole des jeunes de s'expatrier en Suisse par le niveau trop élevé de la fiscalité en France. "Un pays où tant de nos artistes, de nos créateurs, de nos chercheurs (...) où tant de gens se disent qu'il faut partir, c'est bien qu'il y a un problème", a-t-il estimé.

On pourrait lui rétorquer que ce problème n'est sans doute qu'un problème moral de la part de ces expatriés qui semblent particulièrement individualistes et absolument pas solidaires...

Le président Jacques Chirac a pour sa part "regrett(é) un peu le comportement du citoyen" Jean-Philippe Smet.

 

Nicolas Cadène

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