Ségolène Royal se prononce contre une "Europe naïve"

Publié le par SDJ 30

medium_061221071728.e6yqmowi1_segol-ne-royal---son-arrivee-le-20-decembre-2006--b.jpgSégolène Royal s'est prononcée mercredi à Illkirch-Graffenstaden, près de Strasbourg, contre une Europe "naïve", prônant "des mécanismes qui protègent notre industrie" dans la compétition mondiale, dans un discours où elle a exalté le rôle de "la puissance publique".
 
Soulignant "la grande inquiétude face à la mondialisation", la candidate socialiste à l'élection présidentielle a assuré que "non seulement l'Etat peut encore servir à quelque chose, mais il doit servir à quelque chose".
 
"La puissance publique doit assumer ses responsabilités", a-t-elle insisté.
Sur les thèmes "vie chère, pouvoir d'achat, efficacité économique, dialogue social", elle concluait à Illkirch-Graffenstaden son premier "débat participatif", animé par le maire PS de la commune Jacques Bigot, en présence de 1.500 personnes.
 
Au fond de la salle avaient été disposés deux écrans géants projetant la première affiche de campagne ("Pour que ça change fort!"), au milieu de grands bandeaux "Ségolène Royal présidente" et "Le progrès pour tous, le respect pour chacun".
 
Etaient présents son co-directeur de campagne Jean-Louis Bianco, le chef de file des députés socialistes, Jean-Marc Ayrault et le député des Landes Henri Emmanuelli, qui avait animé au printemps les états généraux du projet socialiste.
 
Mme Royal a affirmé que la France ne gagnerait pas "la bataille de l'emploi en fermant (ses) frontières".
Mais, a-t-elle ajouté, "je souhaite que l'Europe ne soit pas ouverte à tous les vents du libéralisme destructeur et que nous sachions mettre en oeuvre des mécanismes acceptables qui protègent notre industrie".
 
"L'Europe devra cesser d'être naïve. Oui, l'Europe devra être un espace de protection" pour "sauver notre modèle social", a-t-elle repris.
 
La candidate a appelé à "utiliser tous les moyens pour protéger nos marchés, nos emplois, notre industrie tout en restant ouverts sur le monde, mais à armes égales".
 
Ségolène Royal, qui s'était rendue auparavant sur le site d'une usine Suchard où sont programmés des suppressions d'emploi, a dit vouloir "se battre à côté" des salariés pour qu'"on n'accepte plus les licenciements inciviques qui ne correspondent meme pas à la réalité économique".
 
"Il n'y a aucune fatalité, je refuse ce renoncement, avec vous je veux construire la France qui se bat et la France qui se relève", s'est-elle exclamée.
 
"Quand le Medef, applaudi par la droite, parle de séparabilité" des employeurs et des salariés, "derrière ce mot, il y a le travailleur jetable", s'est-elle indignée.
 
La candidate a promis, "en s'appuyant sur les propositions des organisations syndicales" de "créer dans ce pays la démocratie sociale, car c'est une condition fondamentale de la réussite économique".
 
Elle s'est engagée à "généraliser les emplois-tremplins (emplois-jeunes) créés dans les régions de gauche depuis 2004, pour atteindre 500.000 emplois".
 
Mme Royal a aussi accusé les banques de "ne pas jouer leur rôle" dans l'accès au crédit des PME. "Ce sont les collectivités territoriales, c'est-à-dire les contribuables, qui font le travail des banques!", a-t-elle protesté.
 
Elle s'en est pris enfin au Premier ministre Dominique de Villepin, traité de "privatiseur de GDF et fauteur de vie chère". "Il est temps que la volonté politique reprenne la main" face au "capitalisme spéculatif", a-t-elle conclu.

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voyance par mail rapide 01/03/2017 13:12

Très beau blog, merci pour les détails sur les prises de vue, ça va me faire progresser.