Delors soutient Royal et repousse Bayrou

Publié le par SDJ 30

medium_229957579_c43702ccf5_m.jpg Quand François Bayrou évoque ces sociaux-démocrates dont il se sent si proche, il pense avant tout à Jacques Delors.
 
Ah ! Delors ! S'il était plus jeune, c'est lui qu'il prendrait comme Premier ministre.
 
Et Bayrou de laisser entendre ainsi que l'ancien président de la Commission est prêt à le rejoindre.
Comme si leur alliance était naturelle !
 
D'ailleurs, si Delors se tait, s'il ne dit mot, c'est qu'il consent à ce rapprochement qui va de soi.
 
Seulement voilà : Delors, comme son ami Rocard, que Bayrou a tenté de récupérer lui aussi, comme Pascal Lamy, le directeur général de l'OMC dont le nom a été lancé pour Matignon, comme DSK, est et reste socialiste.
 
«J'ai de la sympathie pour Bayrou», reconnaît volontiers Delors.
 
Mais il ajoute aussitôt :
 
«Avec Ségolène Royal, je partage des valeurs. J'ai découvert trois joyaux dans sa campagne. Elle a su dépasser les lignes.
Elle a su se faire entendre des Français qui ont le sentiment d'être rejetés par la politique. Elle défend des valeurs - l'autorité, la famille - auxquelles je suis très attaché. Et ces valeurs, elle a réussi à les faire émerger grâce à ses débats participatifs.»
 
C'est clair et net. Bayrou devra chercher une autre figure symbolique de la social-démocratie... sauf qu'il semblerait qu'aucun social-démocrate se sente proche de lui, puisqu'il n'en est pas.
 
Ce Bayrou est plutôt un social libéral, voire simplement, un libéral. Quoi qu'il en soit, il est bien de droite, et personne ne s'y trompe plus.
 
 
Source : avec le Nouvel Observateur

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