Royal prône le dialogue social à l'usine Peugeot d'Aulnay-sous-bois

Publié le par SDJ 30

Ségolène Royal a demandé lundi à Aulnay Sous-Bois à la direction de PSA Peugeot-Citroën de reprendre les négociations avec les 400 ouvriers grévistes de l'entreprise en appelant le groupe au "dialogue social".

"Il faut que les négociations reprennent", a souhaité Mme Royal en adressant une "demande solennelle" en ce sens à PSA, devant 200 ouvriers réunis sur le parking de l'usine.

Dans un local devant la presse, puis au micro sur le parking de l'entreprise, elle a souhaité "plus de transparence dans la façon dont les bénéfices sont redistribués", un "bon dialogue social", "clair", "basé sur une confiance mutuelle".

"Là, les actionnaires ont été rémunérés, les salariés eux n'ont pas eu d'augmentation", a-t-elle regretté après avoir en préambule salué PSA, une "belle et grande entreprise dont nous sommes tous fiers".

Pour Mme Royal, cette visite a été l'occasion d'exposer "sa vision de l'entreprise", "où l'on respecte les salariés", montrant en exemple des pays européens "où les problèmes sont réglés en amont sans qu'il y ait besoin de rapport de force".

Depuis cinq semaines, 400 ouvriers (sur 4.500) sont en grève dans cette usine fabriquant les Citroën C2 et C3. Ils réclament une augmentation de 300 euros, un salaire minimum d'embauche de 1.525 euros nets, le départ en préretraite des plus de 55 ans et l'embauche des intérimaires.

Les grévistes, soutenus par cinq syndicats de l'usine (CGT, CFDT, SUD, CFTC et Unsa) ont déjà reçu les visites de soutien d'autres candidats à la présidentielle: Olivier Besancenot (LCR), Arlette Laguiller (LO), Marie-George Buffet (PCF) et l'altermondialiste José Bové.

Arrivée peu après 15H00, Ségolène Royal a écouté pendant près d'une demi-heure des ouvriers sur leurs conditions de travail et salaires, avant de prendre la parole au micro.
Elle a espéré que la reprise de négociations débouche sur "de bonnes décisions".

"Cette visite nous donne du courage", a expliqué à l'AFP Mimoun Mansour, 25 ans, délégué CGT touché par son discours sur la "redistribution juste" des bénéfices.
Une délégation de grévistes devait être reçue à 16H00 par la direction, après deux réunions en un mois restées infructueuses.

La direction de l'usine, qui a perdu près de 11.000 véhicules depuis le début du conflit, a toujours affirmé qu'elle ne renégocierait pas les salaires après l'accord salarial annuel signé le 28 février à Paris sur une hausse générale de 1,6%.

Lundi, elle a précisé que le salaire brut d'embauche d'un jeune sans qualification était de 1515 euros, hors primes et treizième mois

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Superbe article et au passage super blog aussi! Merci pour tous tes partages.