Ségolène Royal veut réformer la France "sans brutaliser"

Publié le par SDJ 30

medium_070425215920.75rj18i20_la-candidate-socialiste-segol-ne-royal--g--et-la-jb.jpgSégolène Royal a longuement expliqué mercredi sur france 2 comment elle allait, si elle était élue, "réformer sans brutaliser" et "remettre de l'ordre" en France "dans la sérénité".
Arrivée deuxième derrière Nicolas Sarkozy au premier tour de la présidentielle, la candidate socialiste à la présidentielle a aussi réitéré sa proposition de débat avec François Bayrou, dont les voix sont chèrement disputées par les deux finalistes. Selon elle, le centriste a "compris un certain nombre de choses" et "a bougé au cours de cette campagne".
 
"Il va falloir réformer en profondeur, et pour réformer il faut rassembler", a expliqué Mme Royal lors de l'émission "A vous de juger". Elle a détaillé son programme, de l'économie à la justice, soulignant le "clivage très profond" entre son projet et celui de son adversaire UMP.
 
"J'incarne une autre méthode, je fais confiance. (...) Je n'ai aucune soif du pouvoir, mais je veux l'exercer avec une autorité juste, réformer sans brutaliser, en écoutant pour agir juste et ensuite exercer une autorité juste, pas aveugle, brutale", a déclaré la députée des Deux-Sèvres.
 
Evoquant les difficultés des Français, elle s'est engagée à "changer le désordre" vécu par "ces femmes qui partent avec 600 euros" par mois de retraite, ces chômeurs qui "font semblant de partir travailler le matin", les caissières qui toute leur vie, sont cantonnées au smic.
 
Elle a souhaité "des salariés bien sécurisés dans leur travail", estimant que "le fléau auquel il faut répondre, c'est les millions de salariés qui n'ont pas du tout de travail".
 
La candidate a reproché à Nicolas Sarkozy de s'en prendre aux chômeurs de façon "malsaine". "Je ne suis pas pour dire qu'il y a des gens qui veulent se lever tôt et d'autres qui aiment se coucher tard, je ne suis pas pour dresser les Français les uns contre les autres", a-t-elle dit, accusant son adversaire de "draguer les voix populistes".
 
Interrogée sur la régularisation des sans papiers, elle a répété qu'elle se ferait "au cas par cas", même si elle comprend les difficultés de certaines familles : "si j'étais dans un pays où il n'y a rien, je prendrais mes enfants sous le bras et je les emmènerais dans un pays où ils pourraient manger et aller à l'école", a-t-elle dit.
 
Mme Royal qui souhaite doubler le budget de la justice, s'est insurgée contre le fait que les indemnisations aux victimes du procès d'Outreau "n'ont toujours pas été versées."
 
Interrogée sur les jeunes multi-récidivistes, que Nicolas Sarkozy veut sanctionner comme des adultes, Mme Royal estime qu'il faut prévenir la récidive en sanctionnant "au premier acte de délinquance". "Il faut s'occuper des petits, ceux qui ne sont pas encore des délinquants", a-t-elle préconisé.
 
Interrogée sur le drame du Darfour, elle a souligné le rôle de la Chine en Afrique.
"Il y a l'échéance des Jeux Olympiques. Il faut lever la menace des Jeux olympiques", a-t-elle affirmé. Quant à la situation des otages français en Afghanistan, la candidate a refusé de l'évoquer afin d'éviter de leur nuire. Répondre aux médias sur ce thème "donnerait raison aux talibans qui ont posé cet ultimatum", a-t-elle dit.
 
"Je demande que cette affaire-là ne soit pas utilisée (...) dans cette campagne, et je demande que M. Sarkozy ne l'utilise pas non plus".

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