Charge de Royal contre les médias de Bouygues et Lagardère

Publié le par SDJ 30

medium_f.2.jpgSégolène Royal critique certains médias dont la couverture de la campagne en vue de l'élection présidentielle est, selon elle, influencée par les liens de leurs dirigeants avec Nicolas Sarkozy.

La candidate socialiste a cité la chaîne d'information LCI, filiale de TF1 (groupe Bouygues) et le groupe Lagardère.

"Je ne suis liée à aucune puissance financière, à aucun système médiatique qui aujourd'hui fonctionne comme de véritables tracts", a affirmé Ségolène Royal au micro de RTL.

"Je regardais hier les informations sur LCI. Le résumé qui était fait du débat que nous avons eu ensemble, à croire cette chaîne, c'est moi qui avait tout faux et Nicolas Sarkozy qui avait tout juste", a-t-elle déclaré, précisant que plusieurs erreurs du candidat de l'UMP lors du débat de mercredi soir n'avaient pas été évoquées.

"Il a des relais extrêmement puissants dans les médias avec le groupe Bouygues, Bouygues qui est le parrain de son fils, le groupe Lagardère...", a encore expliqué la candidate du PS, du MRC et du PRG.

Le candidat centriste François Bayrou avait de la même manière dénoncé avant le premier tour les relations entre le président de l'UMP et les principaux groupes de médias français.

TF1, détenue à 42,9% par Bouygues, est la première chaîne de télévision française avec une part d'audience de 31,6% en 2006. Le groupe Lagardère est le premier éditeur de magazines au monde avec notamment Paris Match et Elle. Il contrôle également la radio Europe 1.

Martin Bouygues, P-DG du groupe de communication et de B-TP du même nom, a été l'un des témoins de mariage de Nicolas et Cécilia Sarkozy. Il est le parrain de leur fils Louis.

Arnaud Lagardère, président du groupe Lagardère, est un ami proche de Nicolas Sarkozy. Selon Le Monde daté du 17 novembre 2006, lors d'un séminaire des cadres du groupe Hachette à Deauville en avril 2005, il avait présenté ainsi l'homme politique : "Je ne vous présente pas un ami, je vous présente un frère".

L'autre témoin de mariage de Nicolas Sarkozy était Bernard Arnault, président du numéro un mondial du luxe LVMH et propriétaire du quotidien économique La Tribune.

"Ce n'est pas insultant pour les journalistes, c'est la réalité, le candidat est lié à des enjeux financiers", a déclaré Ségolène Royal.

"Je crois qu'à un certain moment il faut dire les choses telles qu'elles sont et on sait parfaitement qu'il y a des liens très étroits entre les groupes financiers, les groupes médiatiques et le candidat de l'UMP qui est aussi le candidat du Medef. Toutes les entreprises du CAC 40 ont soutenu le candidat de l'UMP", a-t-elle ajouté.

Au journaliste qui lui faisait valoir que les capitaux possédant les groupes de médias ne perturbent pas le travail journalistique, elle a répondu : "Si, ça affecte le travail, vous le savez très bien".

L'élection de Nicolas Sarkozy déclencherait "des violences et des brutalités", selon Ségolène Royal

medium_f.jpgLa candidate socialiste Ségolène Royal a mis en garde vendredi contre "les risques" que représentent "les violences et les brutalités" que déclencherait l'élection de Nicolas Sarkozy.

"Le choix de Nicolas Sarkozy est un choix dangereux, je ne veux pas que la France soit orientée vers un système de brutalité", a lancé Ségolène Royal sur RTL. "Cette candidature est à risque".

Il est de "ma responsabilité de lancer une alerte par rapport aux risques de cette candidature et aux violences et aux brutalités qui se déclencheront dans le pays", a lancé la candidate socialiste. "Tout le monde le sait et personne ne le dit ; c'est une sorte de tabou".

Ségolène Royal a prédit qu'"il y aura des tensions très fortes dans le pays, parce qu'il a multiplié provocations et violences verbales en particulier à l'égard des quartiers populaires". Quartiers où il "ne peut pas se rendre sans susciter des mouvements qui le conduisent et le contraignent à être encadré par plusieurs centaines de policiers".

Interrogée sur le fait que ce serait elle ou le chaos, la candidate socialiste a avancé qu"'il y a quelque chose de vrai dans cette vision des choses". "Il faut qu'il se demande pourquoi il en (des violences NDLR) suscite autant".

"Lors de son dernier meeting, il a utilisé un certain nombre de propos qui ne sont pas dignes d'un candidat à la présidence de la République, qui ne sont pas conformes aux valeurs républicaines: liquider mai 68, reformater les Français, il a fait acclamer le mot de karcher", a-t-elle rappelé.

Le candidat de l'UMP "flatte ce qu'il y a de plus sombre chez l'être humain", alors qu'elle veut "encourager la lumière" de chacun.

Quant à ses mauvais chiffres dans les sondages, Ségolène Royal a reconnu que si "tous les sondages (l)'ont donnée perdante, une élection n'est pas faite par les sondages". "Je me bats jusqu'au bout pour convaincre les Français". "Il faut mobiliser jusqu'au bout et faire comprendre aux Français le choix devant eux".

Publié dans Actualité

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