"N'en parlons pas"

Publié le par PS

medium_silence-k_m.jpgEtonnant... 

Etonnant que l'on ne parle pas, ici ou là, de la situation inédite dont laquelle on se retrouve au lendemain de l'élection présidentielle 2007.

Je veux parler de celle où un homme dispose non seulement des médias, de la loi, du conseil constitutionnel, du sénat, de l'assemblée nationale, mais encore, en plus, de la Constitution (statut pénal du chef de l'état, état d'urgence, séparation des pouvoirs, loi, droits de l'homme etc.).

J'ai trouvé ce message sur libé, je le trouve assez juste alors je vous le livre :

Juan M. : "La fin du pluralisme en France : le modèle russe. L'issue annoncée des élections législatives prochaines pose trois questions au citoyen vigilant : Qui pourra porter demain la contradiction au gouvernement de Nicolas Sarkozy ? Quels seront les moyens de l'éventuel contradicteur ? Quelle sera la réaction de Nicolas Sarkozy ? La réponse à la première interrogation n'est pas aisée : si l'on en croit les sondages, Nicolas Sarkozy décrocherait 75% des sièges de l'Assemblée Nationale. Cela lui donnera toute latitude pour modifier la Constitution et faire passer ses lois sans débat. Il en contrôlera également l'application. Le temps de parole dans les médias radio-télévisés et les moyens financiers des oppositions étant soumis à leur poids électoral aux parlements, il est inutile de préciser qu'ils seront ainsi très faibles. Nicolas Sarkozy a convaincu les Français à l'élection présidentielle de son "changement" personnel. Depuis le 6 mai, il est surprenant de constater comment il s'est attaché à étouffer toute concurrence interne et écraser toute opposition externe. Ceci s'est accompagné d'un culte progressif de la personnalité autour de sa famille, de sa jeunesse et de sa bonne santé qui n'est pas s'en rappeler un certain Vladimir Poutine. La confiance dans le pluralisme des idées et des personnes est l'une des forces de notre régime démocratique. Que se passera-t-il quand Sarkozy fera un erreur? quand une mesure n'aura pas pas l'effet annoncé ? Jusqu'où ira la privatisation de l'Etat à des fins personnelles ?"

Je ne suis pas nécessairement aussi radical que le "juan M." de Libé mais il pose des questions pertinentes et il est interessant de voir que nous ne voulons pas nous les poser.

Ce coté absolu d'un pouvoir pose des questions graves.

Je ne crois pas qu'il y ait UN SEUL ÉQUIVALENT dans le monde développé. Même l'Italie de Silvio Berlusconi grâce à sa société civile et à sa stricte séparation de pouvoirs (pouvoir judiciaire fort) me semblait moins pourrie que la France d'aujourd'hui.

Les seuls commentaires critiques sur M. Sarkozy se trouvent aujourd'hui soit sur le net soit à l'étranger...

Mais c'est pas grave... n'en parlons pas... pourquoi ?

Au-delà du contrôle des médias, parce que la principale priorité, la seule, serait... l'explosion (supposée salutaire) du PS (responsable de tout : pas le citoyen, non, non, le PS)...

Moi j'aurais tendance à penser que la priorité est double : la constitution d'une vraie opposition et la refondation idéologique de cette opposition.

Pas la politique du pire. Parce qu'elle anihilera tout.


Nicolas Cadène

Publié dans Actualité

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