Encore plus de flexibilité, encore plus de précarité

Publié le par SDJ 30

 
Nous voici à la fin du délai des cents jours que s’était donné notre Premier Ministre Dominique de VILLEPIN pour redonner confiance aux Français.
L’objectif n’est pas rempli et pour autant, notre gouvernement ne cessera pas de briser notre cohésion. Je ne suis pas certain d’exagérer en affirmant que notre exécutif actuel, arrivé en 2002, est le plus incompétent de notre génération (20 – 30 ans).
Il faut pourtant l’admettre : des réformes ont été entreprises. De quelle manière ? La majorité continue de prôner la flexibilité et la libéralisation irrégulée alors même que nous ne cessons de constater les dégâts considérables de pareilles politiques à travers le monde.
Mais ne nous y trompons pas, nos dirigeants se réjouissent –tout au moins se satisfont- de l’évolution actuelle de notre pays. Une évolution à l’anglo-saxonne dans un Etat de droit latin et de tradition continentale. Mais une évolution parfaitement positive dans une vision individualiste de la société : Les plus aisés et les plus « adroits » (cela est à nuancer fortement) s’en sortiront mieux.
Cette vision s’oppose frontalement aux fondements du Socialisme : « la liberté, mais aussi I'égalité et la dignité des hommes et des femmes, le bien-être, la responsabilité et la solidarité. »
Pour justifier une plus grande flexibilité, le gouvernement affirme que seule une réforme en profondeur du marché du travail serait susceptible de changer la donne [1].
Dans un premier temps, il s’agirait de mettre en place le « contrat de travail unique » prôné par le rapport de Michel CAMDESSUS, le livre de chevet du Ministre d’Etat Nicolas SARKOZY. Pourtant, le bilan désastreux de Monsieur CAMDESSUS à la tête du FMI devrait inciter à la prudence. D’ores et déjà, le contrat « nouvelle embauche » (CNE) avec une période d’essai de deux ans va dans le sens d’un assouplissement du droit du travail, rendu de fait, responsable du chômage.
Cette expérimentation est à surveiller de très près, car il est assez probable que l’objectif insidieux soit de la généraliser à l’ensemble – ou presque - des entreprises.
Cette première action s’accompagnera de sanctions appliquées aux chômeurs qui refuseront un emploi jugé « acceptable ». Mais en l’occurrence, qu’est-ce que l’on juge comme étant « acceptable » ?
En définitive, l’approche générale du gouvernement postule que, grâce aux « réallocations d’emplois » plus rapides (suppression des emplois dans les entreprises en déclin, embauches dans celles en essor), la production des entreprises, donc la croissance, sera plus importante. En réalité, c’est une théorie assez faible. Tout d’abord, le lien entre réallocations d’emplois et accélération de la croissance est plus que douteux. A croissance inchangée, on ne voit pas bien comment le nombre d’emploi pourrait augmenter autrement que marginalement. Certes, la rotation des emplois deviendrait plus grande, ce qui aura pour effet d’augmenter la probabilité de retrouver rapidement un emploi, mais au prix d’une augmentation de la probabilité de le perdre pour l’ensemble des salariés.
Le marché du travail joue un rôle certain dans la lutte contre le chômage, mais en réalité, ce rôle n’est pas de premier plan. Ce n’est pas l’emploi qui fait la croissance, mais la croissance qui fait l’emploi. 
Il est donc aisé de soupçonner -comme le font d’ailleurs certains économistes- ceux qui plaident en faveur d’une réforme profonde du marché du travail soit d’avancer masqués, soit d’œuvrer inconsciemment pour le compte d’autres, plus radicaux, dont le véritable objectif n’est pas de réformer le marché du travail, mais d’en finir avec le droit du travail.
Ce que nous proposent Dominique de Villepin et Nicolas Sarkozy n’est donc en rien le modèle danois qu’ils prenaient pourtant en exemple. Sans doute était-il plus prudent de leur part de parler de ce dernier et non du modèle anglo-saxon. Modèle assez mal perçu en France malgré certaines campagnes médiatiques actuelles que l’on peut parfois qualifier de véritables propagandes.
Arrêtons nous un instant sur le modèle danois : Un modèle qui allie un haut niveau de solidarité envers les chômeurs et une facilité non moins grande pour les employeurs de licencier quand la conjoncture ou les mutations technologiques les y contraignent. Egalement, celui-ci suppose un fort taux d’imposition (supérieur au notre) mais une redistribution plus effective et surtout un budget consacré à la recherche d’emploi bien plus conséquent.
De ce modèle, le plan « emploi » du gouvernement français écarte la sécurité et ne reprend que la flexibilité. Il reste de ce fait dans la lignée des politiques suivies depuis trois ans, pourtant tant décriées, notamment - et malheureusement - par le « non » au référendum du 29 mai dernier.
Les mesures mises en place actuellement ne vont qu’accroître la segmentation du marché du travail et les inégalités salariales. Elles sont dangereuses, stupides, et traduisent l’autisme du pouvoir face à la détresse sociale du peuple français.
En fait, le gouvernement semble demeurer prisonnier d’une vision du marché du travail qui voit dans le chômage la conséquence des trop hauts salaires exigés par les chômeurs (d’où de nouvelles baisses de charges) et de garanties sociales excessives (d’où le contrat « nouvelle embauche »). Quant à notre Premier Ministre Dominique de Villepin (qui s’occupe peut-être un peu trop de son côté « leader de charme »), il demeure enfermé dans une logique clientéliste en répondant aux attentes supposées des patrons de PME et à celles du MEDEF, désormais dirigé par Madame PARISOT, encore plus pressante que son prédécesseur parti à l’UNICE. Enfin, notre Président de la République Jacques CHIRAC, désormais totalement absent sur la scène nationale, espère faire passer ces réformes néolibérales en jouant au « héros » souverainiste à Bruxelles. Au lieu d’ancrer la France dans une Europe unie et efficace, il donne ainsi raison à tous ceux qui prônent le retour au national et l’abandon de l’espoir européen.
Nous avons un bel avenir en perspective : le retour au national et le refus de l’Union, pour une libéralisation toujours plus sauvage !
 
 
Nicolas CADENE


[1] Cf. Alternatives Economiques du mois dernier qui traite du sujet.
 

Publié dans Actualité

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visiteur 23/09/2006 15:46

Le gars Bernard peut me remercier pour avoir rendu son papier plus lisible, avec des liens corrects !
 
 

visiteur 23/09/2006 15:42

La duperie du modèle danois
Vu sur le site http://www.actuchomage.org
Danemark et chômage : le modèle danois n'a aucun mérite
En 2004, le Danemark a plus de préretraités (187 200) que la France (139 700) pour une population active dix fois plus faible. Avec les autres mesures de marché du travail, le nombre réel de chômeurs est 2,52 fois le nombre officiel. Le taux de chômage réel devient 14,65 % au lieu d'un taux officiel de 6,38 %. La tromperie est dévoilée.Avec une évolution de sa population active identique à celle du Danemark depuis quinze ans, non seulement la France n'aurait plus aucun chômeur officiel, mais le chômage réel serait résorbé pour l'essentiel. Et cela sans introduire une plus grande flexibilité des contrats de travail.
Si de plus la France avait eu recours à la même proportion de préretraites que le Danemark (6,78 % de sa population active), le chômage réel aurait entièrement disparu et beaucoup d'emplois à temps partiel seraient redevenus des emplois à temps plein.Inversement, si la population active du Danemark avait augmenté dans la même proportion qu'en France (+12,1%), tout en créant aussi peu d'emplois (43 600 en quinze ans), le nombre de chômeurs aurait augmenté de 372 500 et le taux de chômage réel serait devenu 24,0 % de la nouvelle population active (après son augmentation).
Comme l'on voit, le succès apparent du Danemark ne doit rien à la flexicurité, mélange de flexibilité et de sécurité (discours bien connu). En fait, le modèle danois n'a aucun mérite pour résoudre le problème du chômage, une fois enlevés les artifices qui cachent le chômage réel et encore moins en tenant compte de la démographie de l'emploi.----
Au Danemark en 2004, pour un nombre officiel de 176 400 chômeurs, 268 300 personnes étaient enregistrées dans les "mesures de marché du travail" (labour market policy measures), des préretraites pour l'essentiel. Le chômage réel était donc de 444 700 personnes.La population active étant de 2 766 300 personnes, le taux de chômage officiel était de 6,38 %. Mais, en réintégrant les 268 300 faux inactifs (préretraités ...) dans la population active, celle-ci devenait 3 034 600 personnes et le taux de chômage réel 14,65 %. Ce taux est un minimum, car ne prenant pas en compte les "invalides" pour raisons sociales.
En France en 2005, pour 2 420 000 chômeurs au sens de l'Anpe (catégorie Defm 1) et 2 717 000 chômeurs au sens de l'Insee, le nombre réel de chômeurs en équivalent temps plein était de 4 092 000, soit un taux de chômage réel de 14,53 % (compte tenu de la correction sur la population active) . Pour rester comparable aux données danoises, l'équivalent en chômage des emplois à temps partiel n'est pas pris en compte ici.Voir l'article "Chômage officiel et chômage réel (2005)" sur le même site http://travail-chomage.site.voila.fr/chomage/chom_reel2005.htm .----
Le modèle français est le plus honnête en matière de chômage, ou le moins habile pour en cacher l'étendue, comparé au modèle danois, anglais ou hollandais. Le recours aux préretraites massives est utilisé au Danemark, l'invalidité pour raisons sociales (sans réelle invalidité médicale) est la mesure principale en Angleterre (Royaume-Uni) et aux Pays Bas, ce qui n'empêche pas l'utilisation d'autres mesures pour cacher l'importance du chômage. Dans ces trois pays, le chômage réel est de deux à trois fois plus important que le chômage officiel et se trouve comparable au chômage réel en France.----
Enfin, le Danemark produit et exporte du pétrole et du gaz, ce qui arrange beaucoup les finances publiques et permet de payer un nombre considérable de préretraites pour faire baisser le chômage apparent en diminuant la population active.----
Voir http://travail-chomage.site.voila.fr/danois/dk_merite.htm
pour un document trés complet et de grande qualité, avec des tableaux statistiques et les sources utilisées. D'autres aspects y sont aussi abordés : indemnités de chômage, coût du travail, durée effective du travail.
> En effet, cela vaut vraiment la peine d'aller voir le document original car tout est bien expliqué avec des informations sérieuses et issues des sources officielles (citées). Le texte peut être imprimé avec tous les traitements de texte (rtf).
 

Bernard 14/07/2006 21:46

La duperie du modèle danois
Vu sur le site http://www.actuchomage.org">http://www.actuchomage.org
Danemark et chômage : le modèle danois n'a aucun mérite
En 2004, le Danemark a plus de préretraités (187 200) que la France (139 700) pour une population active dix fois plus faible. Avec les autres mesures de marché du travail, le nombre réel de chômeurs est 2,52 fois le nombre officiel. Le taux de chômage réel devient 14,65 % au lieu d'un taux officiel de 6,38 %. La tromperie est dévoilée.Avec une évolution de sa population active identique à celle du Danemark depuis quinze ans, non seulement la France n'aurait plus aucun chômeur officiel, mais le chômage réel serait résorbé pour l'essentiel. Et cela sans introduire une plus grande flexibilité des contrats de travail.
Si de plus la France avait eu recours à la même proportion de préretraites que le Danemark (6,78 % de sa population active), le chômage réel aurait entièrement disparu et beaucoup d'emplois à temps partiel seraient redevenus des emplois à temps plein.Inversement, si la population active du Danemark avait augmenté dans la même proportion qu'en France (+12,1%), tout en créant aussi peu d'emplois (43 600 en quinze ans), le nombre de chômeurs aurait augmenté de 372 500 et le taux de chômage réel serait devenu 24,0 % de la nouvelle population active (après son augmentation).
Comme l'on voit, le succès apparent du Danemark ne doit rien à la flexicurité, mélange de flexibilité et de sécurité (discours bien connu). En fait, le modèle danois n'a aucun mérite pour résoudre le problème du chômage, une fois enlevés les artifices qui cachent le chômage réel et encore moins en tenant compte de la démographie de l'emploi.----
Au Danemark en 2004, pour un nombre officiel de 176 400 chômeurs, 268 300 personnes étaient enregistrées dans les "mesures de marché du travail" (labour market policy measures), des préretraites pour l'essentiel.. Le chômage réel était donc de 444 700 personnes.La population active étant de 2 766 300 personnes, le taux de chômage officiel était de 6,38 %. Mais, en réintégrant les 268 300 faux inactifs (préretraités ...) dans la population active, celle-ci devenait 3 034 600 personnes et le taux de chômage réel 14,65 %. Ce taux est un minimum, car ne prenant pas en compte les "invalides" pour raisons sociales.
En France en 2005, pour 2 420 000 chômeurs au sens de l'Anpe (catégorie Defm 1) et 2 717 000 chômeurs au sens de l'Insee, le nombre réel de chômeurs en équivalent temps plein était de 4 092 000, soit un taux de chômage réel de 14,53 % (compte tenu de la correction sur la population active) . Pour rester comparable aux données danoises, l'équivalent en chômage des emplois à temps partiel n'est pas pris en compte ici.Voir l'article "Chômage officiel et chômage réel (2005)" sur le même site http://travail-chomage.site.voila.fr/chomage/chom_reel2005.htm">http://travail-chomage.site.voila.fr/chomage/chom_reel2005.htm.----
Le modèle français est le plus honnête en matière de chômage, ou le moins habile pour en cacher l'étendue, comparé au modèle danois, anglais ou hollandais. Le recours aux préretraites massives est utilisé au Danemark, l'invalidité pour raisons sociales (sans réelle invalidité médicale) est la mesure principale en Angleterre (Royaume-Uni) et aux Pays Bas, ce qui n'empêche pas l'utilisation d'autres mesures pour cacher l'importance du chômage. Dans ces trois pays, le chômage réel est de deux à trois fois plus important que le chômage officiel et se trouve comparable au chômage réel en France.
----Enfin, le Danemark produit et exporte du pétrole et du gaz, ce qui arrange beaucoup les finances publiques et permet de payer un nombre considérable de préretraites pour faire baisser le chômage apparent en diminuant la population active.
----
Voir http://travail-chomage.site.voila.fr/danois/dk_merite.htm">http://travail-chomage.site.voila.fr/danois/dk_merite.htm
pour un document trés complet et de grande qualité, avec des tableaux statistiques et les sources utilisées. D'autres aspects y sont aussi abordés : indemnités de chômage, coût du travail, durée effective du travail.
> En effet, cela vaut vraiment la peine d'aller voir le document original car tout est bien expliqué avec des informations sérieuses et issues des sources officielles (citées). Le texte peut être imprimé avec tous les traitements de texte (rtf).
La duperie du modèle danois
Vu sur le site http://www.actuchomage.org">http://www.actuchomage.org
Danemark et chômage : le modèle danois n'a aucun mérite
En 2004, le Danemark a plus de préretraités (187 200) que la France (139 700) pour une population active dix fois plus faible. Avec les autres mesures de marché du travail, le nombre réel de chômeurs est 2,52 fois le nombre officiel. Le taux de chômage réel devient 14,65 % au lieu d'un taux officiel de 6,38 %. La tromperie est dévoilée.Avec une évolution de sa population active identique à celle du Danemark depuis quinze ans, non seulement la France n'aurait plus aucun chômeur officiel, mais le chômage réel serait résorbé pour l'essentiel. Et cela sans introduire une plus grande flexibilité des contrats de travail.
Si de plus la France avait eu recours à la même proportion de préretraites que le Danemark (6,78 % de sa population active), le chômage réel aurait entièrement disparu et beaucoup d'emplois à temps partiel seraient redevenus des emplois à temps plein.Inversement, si la population active du Danemark avait augmenté dans la même proportion qu'en France (+12,1%), tout en créant aussi peu d'emplois (43 600 en quinze ans), le nombre de chômeurs aurait augmenté de 372 500 et le taux de chômage réel serait devenu 24,0 % de la nouvelle population active (après son augmentation).
Comme l'on voit, le succès apparent du Danemark ne doit rien à la flexicurité, mélange de flexibilité et de sécurité (discours bien connu). En fait, le modèle danois n'a aucun mérite pour résoudre le problème du chômage, une fois enlevés les artifices qui cachent le chômage réel et encore moins en tenant compte de la démographie de l'emploi.----
Au Danemark en 2004, pour un nombre officiel de 176 400 chômeurs, 268 300 personnes étaient enregistrées dans les "mesures de marché du travail" (labour market policy measures), des préretraites pour l'essentiel.. Le chômage réel était donc de 444 700 personnes.La population active étant de 2 766 300 personnes, le taux de chômage officiel était de 6,38 %. Mais, en réintégrant les 268 300 faux inactifs (préretraités ...) dans la population active, celle-ci devenait 3 034 600 personnes et le taux de chômage réel 14,65 %. Ce taux est un minimum, car ne prenant pas en compte les "invalides" pour raisons sociales.
En France en 2005, pour 2 420 000 chômeurs au sens de l'Anpe (catégorie Defm 1) et 2 717 000 chômeurs au sens de l'Insee, le nombre réel de chômeurs en équivalent temps plein était de 4 092 000, soit un taux de chômage réel de 14,53 % (compte tenu de la correction sur la population active) . Pour rester comparable aux données danoises, l'équivalent en chômage des emplois à temps partiel n'est pas pris en compte ici.Voir l'article "Chômage officiel et chômage réel (2005)" sur le même site http://travail-chomage.site.voila.fr/chomage/chom_reel2005.htm">http://travail-chomage.site.voila.fr/chomage/chom_reel2005.htm.----
Le modèle français est le plus honnête en matière de chômage, ou le moins habile pour en cacher l'étendue, comparé au modèle danois, anglais ou hollandais. Le recours aux préretraites massives est utilisé au Danemark, l'invalidité pour raisons sociales (sans réelle invalidité médicale) est la mesure principale en Angleterre (Royaume-Uni) et aux Pays Bas, ce qui n'empêche pas l'utilisation d'autres mesures pour cacher l'importance du chômage. Dans ces trois pays, le chômage réel est de deux à trois fois plus important que le chômage officiel et se trouve comparable au chômage réel en France.
----Enfin, le Danemark produit et exporte du pétrole et du gaz, ce qui arrange beaucoup les finances publiques et permet de payer un nombre considérable de préretraites pour faire baisser le chômage apparent en diminuant la population active.
----
Voir http://travail-chomage.site.voila.fr/danois/dk_merite.htm">http://travail-chomage.site.voila.fr/danois/dk_merite.htm
pour un document trés complet et de grande qualité, avec des tableaux statistiques et les sources utilisées. D'autres aspects y sont aussi abordés : indemnités de chômage, coût du travail, durée effective du travail.
> En effet, cela vaut vraiment la peine d'aller voir le document original car tout est bien expliqué avec des informations sérieuses et issues des sources officielles (citées). Le texte peut être imprimé avec tous les traitements de texte (rtf).
 

Bernard 24/06/2006 22:14

 
Vu sur le site http://www.actuchomage.org
Le modèle danois : beaucoup d'emplois publics (36,9%)
L'emploi public représente 36,9 % des emplois (63,1 % pour le privé) au Danemark et seulement 19,4 % des emplois en France (80,6 % pour le privé).
Le Danemark est souvent cité en exemple : moins de chômage qu'en France, flexibilité, sécurité ... vous connaissez le discours, qui doit pourtant être fortement nuancé et replacé dans le contexte de la société danoise.
Mais le grand public ignore un aspect essentiel de la question sociale, trompé par les idolâtres du "marché" et de sa "main invisible". L'emploi public est beaucoup plus développé au Danemark qu'en France, près du double en proportion de la population.
L'emploi public danois compte pour 36,9 % dans l'emploi total, tandis que l'emploi public français se limite à 19,36 % de l'emploi total. La proportion d'emploi public est donc supérieure de 91 % au Danemark comparé à la France (36,90 / 19,36).
Au Danemark (2004), pour un emploi total de 2 507 000, l'emploi privé est de 1 582 000 (63,10 %) et l'emploi public de 925 000 (36,90 %).
En France (2004), pour un emploi total de 24 720 000, l'emploi privé est de 19 933 000 (80,64 %) et l'emploi public de 4 787 000 (19,36 %). L'emploi privé comprend 17 265 000 salariés et 2 668 000 patrons ou indépendants.
Si l'on veut de rapprocher des performances du Danemark pour la proportion d'emplois publics dans l'emploi total, augmentons par exemple de trois millions le nombre d'emplois publics. Car les besoins sont immenses : dans la santé et en particulier la prévention, dans la petite enfance, dans l'éducation et la formation des jeunes et des adultes, dans l'aide structurée et publique aux personnes âgées ...
Avec trois millions d'emplois publics en plus, l'emploi public atteindrait 7 787 000 emplois, soit 28,09 % de l'emploi total (devenu 27 720 000) et nous serions encore loin de la proportion danoise de 36,9  % d'emplois publics.
Par la même occasion, une bonne partie des nouveaux emplois publics pourrait être consacrée à une forte réduction du temps de travail, juste récompense des importants gains de productivité des années passées, pour ramener la durée réelle (pas seulement légale) à 28 ou 30 heures par semaine.
Voir plus de détails, avec tableaux statistiques, à cette adresse :
http://travail-chomage.site.voila.fr/danois/dk_emploi_public.htm
(le texte complet peut être imprimé ... ).

vincent 10/09/2005 14:30

Bravo !