Dominique Strauss-Kahn est sorti "beaucoup plus fort" de La Rochelle, selon Jean-Christophe Cambadélis
Le secrétaire national du Parti socialiste (PS) Jean-Christophe Cambadélis (qui a su organiser l'université d'été 2006 de façon tout à fait neutre) estime que Dominique Strauss-Kahn, candidat à l'investiture socialiste, est sorti "beaucoup plus fort" de l'université d'été du PS à La Rochelle.
François Hollande, dans son discours de clôture, a en effet fait un pas vers Dominique Strauss-Kahn, notamment en reprenant la totalité des thématiques de Dominique Strauss-Kahn. "Il a tendu la main à ce dernier", a déclaré Jean-Christophe Cambadélis lundi sur LCI.
Dominique Strauss-Kahn "apparaît tout doucement comme une alternative" à la favorite des sondages Ségolène Royal, a-t-il estimé, ajoutant que "cette synthèse qu'incarne Dominique Strauss-Kahn" entre la "continuité" et la "rigueur" de Lionel Jospin et en même temps l'inventivité de Michel Rocard", "sera nécessaire pour battre Nicolas Sarkozy".
Le député de Paris a attribué à Ségolène Royal "une stratégie d'évitement qui ne pourra pas durer longtemps". "Il y a dans le parti, comme dans l'opinion, un début de doute: on apprécie Ségolène Royal, on trouve qu'elle peut gagner, mais il y a un doute sur est-ce qu'elle peut durer, est-ce qu'elle peut incarner, est-ce qu'elle peut rassembler", a-t-il constaté.
Interrogé sur la position ambiguë de François Hollande, le secrétaire national du PS a reconnu avoir "douté de son impartialité". "Je crois qu'il est devant une difficulté: soit il est candidat et il ne pourra pas être arbitre, soit il est arbitre et il ne sera pas candidat", a-t-il indiqué.