Ségolène Royal appelle au rassemblement de tous les Libanais
"Le progrès du monde a besoin d'un Liban réconcilié avec lui-même, de son rayonnement et de son incomparable culture", a déclaré jeudi la candidate présidentielle socialiste lors d'un point de presse commun avec Amine Gemayel, ancien président du Liban dont le fils, ministre de l'Industrie, a été assassiné le 21 novembre.
Elle a assuré que "la France fera tout ce qu'elle peut auprès du Liban pour permettre que se lève cette espérance".
Ségolène Royal, qui a prévu de passer deux jours au Liban, a dû bouleverser une partie de son emploi du temps vendredi en raison de l'appel à manifester par les partis chiites Hezbollah et Amal qui pourrait paralyser la capitale.
Elle a décidé de ne pas interrompre sa visite malgré la tension mais sa réunion avec la commission des Affaires étrangères de l'Assemblée nationale a notamment été annulée.
Amine Gemayel a remercié l'élue française "du fond du coeur". Evoquant François Mitterrand et Jacques Chirac, il a rappelé "l'amitié ancestrale" entre le Liban et la France.
"Sans le soutien de la France, le Liban n'aurait jamais pu réussir à se libérer de la tutelle syrienne". Il "a recouvré sa souveraineté au Sud-Liban après la guerre israélienne de cet été", a-t-il expliqué.
"La France toute entière est à nos côtés dans ces moments difficiles et à travers Mme le ministre c'est toute la France que nous saluons", a déclaré Amine Gemayel.