Ségolène Royal poursuit en Israël sa visite au Proche-Orient
Après sa visite, Mme Royal a écrit ces lignes sur le livre d'or du musée :
"On est secoué au plus profond de soi et l'on partage l'insubmersible volonté d'Israël et la soif de justice. Ceux et celles qui sont revenus et qui ont reconstruit leurs racines en portant malgré tout cela les forces de la vie sont les véritables héros de notre temps. Merci".
Invitée ensuite à une cérémonie du souvenir au Mémorial de Yad Vashem, à côté du musée, Ségolène Royal a allumé la flamme en mémoire des victimes du génocide nazi puis a déposé sur une dalle une couronne de fleurs.
Pour son premier voyage à l'étranger depuis sa désignation comme candidate du PS à la présidentielle, Ségolène Royal a placé la barre haut en choisissant d'aller au Proche-Orient.
De cette tournée, ses adversaires attendaient le faux pas qui allait leur permettre de tacler celle qui fait jeu égal avec Nicolas Sarkozy dans les sondages.
L'occasion leur en a été fournie par une rencontre vendredi entre Mme Royal et des députés libanais, parmi lesquels un élu du Hezbollah qui a assimilé le comportement d'Israël au Liban au "nazisme".
Aussitôt, la droite s'y est engouffrée pour dénoncer "une faute lourde", et une candidate "ne connaissant pas ses sujets".
Mme Royal a eu beau affirmer samedi n'avoir pas entendu ces propos --pas plus que l'ambasseur de France qui était à ses côtés--, ajoutant que si tel avait été le cas, elle aurait "quitté la salle", la polémique était lancée.
Dimanche, le numéro un du PS François Hollande a pris sa défense, en expliquant l'absence immédiate de réaction de la candidate par un problème de traduction.
Deux traducteurs étaient présents lors de la rencontre, l'un pour la délégation française et l'autre pour les journalistes. "La traduction donnée à Ségolène Royal et à l'ambassadeur n'était qu'une traduction abrégée, sommaire, qui ne comportait pas tous les propos rapportés par ailleurs aux journalistes", a affirmé M. Hollande, jugeant "la polémique déplacée". "L'incident est clos", a tranché dimanche soir le co-directeur de camgane de Mme Royal, François Rebsamen, en qualifiant de "dérisoires et consternantes les petites polémiques franco-françaises".