Le "bide" caché du sacre de Sarko
Et oui, et c'est une note interne de l'UMP qui le prouve !
Seul Le Canard Enchaîné le dévoile, ce qui en dit long sur la supposée liberté de la presse en France...
Le 14 janvier, l'UMP n'avait installé qu'à peine 21 000 sièges dans le hall 1 du Parc des Expositions, comme le montre un plan de l'UMP.
Si on y ajoute les personnes debout, on atteint péniblement les 25 000 personnes.
Le 9 janvier, seuls 18 000 adhérents et sympathisants s'étaient inscrits, malgré les offres alléchantes : 10 ou 20 euros le trajet en bus ou TGV.
Résultat, au lieu de rajouter des chaises, l'UMP a dû neutraliser une bonne partie du hall 1, qui s'étend sur 5 hectares, pour ne pas donner l'impression d'une salle trop vide...
"Ils ont vachement réduit la surface", confirme, encore éberlué, un responsable du Parc des Expositions.
Mais pour l'équipe du Ministre de l'Intérieur-candidat, qu'importe l'exactitude des chiffres, l'essentiel est acquis : la presse dans sa totalité (étonnant...) a avalé sans broncher, sans vérifier, les estimations fantaisistes de l'UMP.
Autre "détail" qui n'a pas été relayé par la presse : le coût de cette élection et de ce congrès à candidat unique fut de 4,3 millions d'euros...
Rappelons que Nicolas Sarkozy avait jugé "historique" l'accord signé avec le Sénégal en septembre dernier, qui prévoyait notamment pour les micro-projets et l'agriculture une aide 2,8 millions d'euros... On voit où sont les priorités du ministre et quelle idée il a de sa personne face à celle qu'il a de la politique d'aide au développement...
Pour ne pas dépasser les 21 millions d'euros autorisés pour les 2 tours de la présidentielle, les financiers de l'UMP ont imaginé un montage assez pitoresque : le congrès a duré cinq heures, mais Sarkozy n'a été proclamé candidat qu'au bout de quatre heures de discours. Comme candidat, il ne doit assumer que 20 % de la facture... Ben voyons ...
En principe, la commission nationale des comptes de campagne et le Conseil constitutionnel ne devraient pas accepter ce genre de charcutage. Mais, en pratique, Sarkozy s'en fiche : s'il est élu, il n'y aura pas de contre-pouvoir pour lui contester quoi que soit.
Ajoutons, qu'être ministre lui permet également d'économiser sur les comptes de campagne. En effet, ses déplacements de campagne sont pour la plupart payés par le ministère de l'Intérieur, et donc par les contribuables...
Pire que tout, aucun média ne le dénonce...
Nicolas Cadène