Le PS réplique et garde son axe de campagne
"On ne peut pas accepter que le débat public soit à ce point abaissé et abîmé", a déclaré le premier secrétaire du PS qui tenait le point de presse quotidien du parti socialiste.
Le candidat de l'UMP a une nouvelle fois accusé lundi Ségolène Royal de prendre "la défense des fraudeurs" après les violents incidents de la gare du Nord la semaine dernière.
"J'ai trop de respect pour l'enjeu de l'élection présidentielle pour que nous puissions accepter cette dérive", a expliqué François Hollande.
"Je ne veux pas que la campagne électorale se réduise à des invectives, des insultes, des imprécations", a-t-il ajouté.
"Si on n'a pas ce sens-là de notre responsabilité, ce niveau-là d'exigence et cette façon élevée de faire campagne, alors c'est vrai que tous les risques qui avaient été relevés en 2002 peuvent aujourd'hui se reproduire", a-t-il ajouté, en référence à l'élimination du candidat socialiste au premier tour de l'élection présidentielle de 2002 au bénéfice de Jean-Marie Le Pen.
"Il y en a un qui n'a pas besoin de faire campagne", a-t-il déclaré à ce propos.
"Nous savons que, hélas, ses thèmes sont à l'oeuvre, que le terreau est préparé, donc nous devons répondre comme il convient à ces dérives de vocabulaire et nous mettre sur nos thèmes de campagne : l'économique et le social".
"Nous avons trois semaines de campagne, nous ferons campagne sur les questions économiques et sociales, c'est la première priorité des français", a rappelé François Hollande, soulignant que "ça ne veut pas dire que les questions d'insécurité ne doivent pas être traitées, y compris pour ramener Nicolas Sarkozy à son bilan".