Ma principale préoccupation sera d'agir vite et juste.

Publié le par SDJ 30

"Beaucoup de choses sont déjà prêtes. Vous aurez l'occasion de le voir dans les jours qui viennent: un certain nombre de textes de loi sont prêts". Notamment sur la réforme des institutions et d'autres "grandes réformes" de son pacte présidentiel qui seront présentées dans le détail dans les jours à venir.

En cas de victoire le 6 mai, dans le cadre de la VIe République qu'elle appelle de ses voeux, les décrets d'application seront "déjà rédigés chaque fois qu'il y a une loi nouvelle" afin de réduire "cet écart insupportable" entre le moment où les lois sont votées "et le temps où les annonces concrètes changent la vie des gens".

Au cours des débats participatifs qu'elle a menés au début de l'année, "ce que j'ai ressenti aussi, c'est la notion du temps. C'est pourquoi ma principale préoccupation sera d'agir vite et juste".

"J'ai le sens du temps court peut-être parce qu'étant une femme j'ai toujours eu à concilier mes obligations familiales et professionnelles", ajoute-t-elle, ayant une pensée pour "toutes ces femmes qui cumulent" journée de travail et vie personnelle. "Je sais que le temps est extrêmement précieux"

Elle propose notamment "le plafonnement des frais bancaires", "l'annualisation du calcul des découverts" et "la rémunération des comptes courants" afin de lutter contre "l'abus bancaire.

L'Assemblée nationale avait adopté, à l'unanimité le 21 février, dans le cadre du projet de loi sur le droit au logement opposable, un amendement limitant le montant des frais bancaires en cas d'incident de paiement.

"Cela n'est pas appliqué" réplique Ségolène Royal.

La candidate a développé "les six actions concrètes" autour desquelles s'organise son plan contre le surendettement.

"D'abord instaurer la rémunération des comptes courants car il est parfaitement injuste que lorsqu'on a un compte bancaire dont le solde est positif, cela ne rapporte qu'à la banque".

"Deuxièmement, je veux l'annualisation du calcul des découverts". Par ailleurs, "les frais bancaires seront plafonnés". Elle considère que les taux de crédits pratiqués relevent parfois "d'une forme d'arnaque bancaire".

"En tout cas les gens le ressentent comme cela et ils ont raison".Il "est clair que les banques s'enrichissent sur le dos des plus modestes" et que "cette situation là n'est plus acceptable".

"Troisièmement, je supprimerai les jours de valeurs", c'est à dire "que le compte doit être immédiatement crédité" et non après plusieurs jours, car, "en revanche, quand il y a des déficits, le prélèvement est automatique".

Autre mesure: "renforcer la transparence pour introduire la concurrence entre les banques". Les clients pourront notamment "changer de banque sans avoir à payer de pénalité<:em>".

En outre, Ségolène Royal entend instaurer "les actions de groupes de citoyens, les « class action » qui sont indispensables dans le secteur bancaire< /em>".

Ségolène Royal inscrit ces propositions dans le cadre d'"un plan de lutte contre l'endettement et les abus bancaires" et déclare qu'il s'agit "de mesures auxquelles elle tenait depuis longtemps car 1,5 million de familles sont en état de surendettement et 3 millions sur le point de basculer".

Elle annonce également qu’elle tiendra désormais un point de presse quotidien au siège du PS, afin de préciser ses propositions, sauf lorsqu'elle sera en déplacement :"Je tiendrai personnellement le point de presse quotidien. Chaque fois, je recadrerai la cohérence de l'action et à chaque fois j'entrerai dans le détail d'une des mesures qui est inscrite dans le pacte présidentiel".

Ségolène Royal revient sur les propos de Nicolas Sarkozy : "Quand ce candidat de droite se permet de dire que je suis du coté des voleurs, des fraudeurs et pourquoi pas pire, je pense que c'est une insulte, qu'il perd son sang froid". "Ce n'est pas une façon de faire la politique". "Je ne réponds pas à cette attaque, mais je dis: une fois ça va, mais il ne faut pas qu'il y revienne.< /em>"

"Je ne réponds pas aux attaques, mais je ne laisse pas non plus déformer ce que je dis, je ne me laisse pas non plus insulter" insiste-t-elle, rappelant qu’elle est une "femme sereine, maîtrisée et soucieuse de garder au débat public sa dignité".

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