François Bayrou se déclare candidat dans son Béarn natal

Publié le par SDJ 30

medium_1783968920.jpgFrançois Bayrou a officialisé samedi sa candidature à l'élection présidentielle de 2007 lors d'un discours prononcé dans un village de son Béarn natal, où il a invité les Français à prendre "un autre chemin".

"Je suis candidat à la présidence de la République", a lancé le président de l'UDF sous les applaudissements de quelques centaines de sympathisants, parmi lesquels de nombreux élus du parti centriste.

François Bayrou a assuré qu'il consacrerait les cinq mois "très importants" à venir à rencontrer les "femmes et les hommes" qui vont décider "de l'avenir de notre pays" pour les convaincre qu' "il faut que la France prenne un autre chemin".

Le député des Pyrénées-Atlantiques a fait sa déclaration sur la place de la mairie de Serres-Castet, un village de 3 700 habitants situé tout près de Pau. C'est de là que son arrière-arrière-grand-père, ouvrier forestier, était parti pour s'installer à Bordères, à une trentaine de kilomètres, où le président de l'UDF habite toujours et élève des chevaux.

Sur fond de Pyrénées enneigées, le Béarnais âgé de 55 ans, qui est toujours resté fidèle à sa terre, a lancé un appel pour "rassembler notre pays, fixer des objectifs" et "faire reculer, pas à pas" les "échecs et le déclin".

"L'esprit de rassemblement et de réconciliation, c'est ma conception de la fonction de chef de l'Etat", a-t-il assuré.

En cas de victoire en 2007, il s'est engagé à nommer au gouvernement "une équipe pluraliste, équilibrée, des démocrates, femmes et hommes, venus de bords différents avec mission de mettre en oeuvre le même projet républicain" pour mettre fin à "la guerre civile et sourde d'une moitié du pays contre l'autre".

L'élu a dénoncé "une recherche perpétuelle de boucs émissaires", désignant sans les nommer les autres candidats à la présidentielle Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal.

"Pour l'un, les coupables, ce sont les juges, tantôt laxistes, tantôt trop rigoureux. Pour l'autre, ce sont les professeurs qui ont trop de temps libre et se font payer grassement leurs heures de cours particuliers par des sociétés cotées en bourse", a-t-il lancé.

François Bayrou s'est posé, lui, "du côté de la liberté, de l'égalité, de la fraternité" et s'est donné pour mission de "reconstruire la République affaiblie" grâce "des volontés républicaines qui acceptent de travailler ensemble" autour "d'un président ayant reçu pour les fédérer un mandat du peuple".

"Chaque fois que la France a voulu se redresser", elle a choisi la voie du rassemblement, a-t-il fait valoir, citant le général de Gaulle, Pierre Mendès-France, Raymond Barre et Jacques Delors.

François Bayrou a achevé son discours sous les applaudissements en s'engageant à "servir notre peuple et notre pays".

Le candidat officialisé a ensuite pris un long bain de foule, et généreusement distribué bises et poignées de main.

Il est ensuite revenu à la tribune pour adresser des remerciements et entonner à l'initiative du député UDF des Pyrénées-Atlantiques Jean Lassalle le chant pyrénéen traditionnel "A queros montanos", puis "La Marseillaise".

François Bayrou avait obtenu 6,84% des voix au premier tour de la présidentielle en 2002. Il sera samedi soir l'invité du journal de 20h00 sur TF1.

 

 

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