Jospin: "il serait juste" de sanctionner la droite et Sarkozy en 2007

Publié le par SDJ 30

medium_061212215559.2wl2hzao0_l-ancien-premier-ministre-lionel-jospin---sa-sortib.jpgLionel Jospin a estimé mardi soir à Paris qu'il serait "juste" que la droite fût sanctionnée à l'élection présidentielle de 2007 tout comme Nicolas Sarkozy, "le symbole même du deuxième mandat de Jacques Chirac".
Parlant du "jugement des Français sur la majorité sortante" en 2007, l'ancien Premier ministre a déclaré, pour sa première sortie publique depuis l'annonce de son renoncement à briguer l'investiture du PS pour ce scrutin, qu'"il serait juste, logique, normal qu'il soit sévère"
 
"A quoi serviraient deux coups de semonce pour ne pas donner le coup au but démocratique, qui est nécessaire en 2007 ?", a-t-il lancé en faisant référence aux "sanctions" qu'ont représentées la défaite de la droite aux élections régionales et eurcopéennes de 2004 et la victoire du non au référendum constitutionnel européen en 2005.
 
Lionel Jospin s'exprimait, après les maires de Paris Bertrand Delanoë, et de Lille Martine Aubry, devant quelque 300 militants socialistes, pour le lancement de la campagne législative des candidats socialistes dans les 12e et 13e circonscriptions de Paris (15e arrondissement), Anne Hidalgo et Claude Dargent.
 
L'ex-leader de la "gauche plurielle" s'en est pris vivement au ministre de l'Intérieur et président de l'UMP Nicolas Sarkozy.
 
"Il prétend qu'il n'est comptable de rien, il accumule les privilèges du pouvoir, il est le chef du parti majoritaire et un des ministres essentiels, mais il ne veut pas assumer la responsabilité du pouvoir et du gouvernement auquel il appartient", a dit Lionel Jospin.
 
M. Sarkozy "est pourtant la personnalité de ce quinquennat la plus médiatisée (...), le symbole même du deuxième mandat de Jacques Chirac", a-t-il ajouté.
 
"Quand il refuse d'assumer la responsabilité de ses actes, il est dans une attitude typiquemcent chiraquienne (...) M. Sarkozy est à beaucoup d'égards un Chirac jeune et plus dangereux", a affirmé M. Jospin.
 
L'ancien Premier ministre a invité les militants socialistes "à mener une forte campagne présidentielle pour permettre la victoire de notre candidate, Ségolène Royal" à laquelle, a-t-il dit, il reviendra "bien évidemment" de "porter le projet socialiste devant les Français".
 
Il s'est par ailleurs "réjoui de ce retour à la raison" que constitue le soutien, dès le 1er tour de la présidentielle, des radicaux de gauche et du MRC de Jean-Pierre Chevènement à la candidate du PS.
 
Nicolas Cadène

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